Je ne crois pas que faire trempette à une clarinette lui fasse du mal mais par contre je suis persuadé que le séchage qui suit ne lui fait pas de bien.
Ben, il me semble que c'est ce que je dis depuis le début... L'eau est la plus grande amie du bois lorsque celui-ci y reste immergé. Mais il ne peut en ressortir sans transformation, non qualitative, mais formelle.
Qu'un fût de chêne sorte de l'eau après trois mois de flottage et prenne 5 cm de flèche sur sa longueur, tout le monde s'en fiche, puisqu'il sera quand même scié et ramené à un taux d'humidité relative acceptable avant sa transformation en objet manufacturé. De même, une poutre faitière qui aura, sur chantier, bilé de 5 cm sur ses 8 mètres de portance, personne ne s'en inquiètera (ni même ne pensera à le vérifier) puisque la tolérance, dans ce corps de métier, se mesure en centimètres. Et si un tenon de clarinette prend 2/10 de millimètre, le luthier réagit-il pareillement ? Les corps, barils et pavillons fendent-ils (chez Selmer essentiellement, si j'ai bien compris

) par enchantement ou parce qu'ils passent des conditions de jeu (mouillé) aux conditions de stockage (sec) ? Quelle différence entre l'eau du bain et celle qui sort de votre bouche ? La quantité de savon, me direz-vous...

En ébénisterie, nous travaillons au millimètre pour les assemblages et au dixième pour les placages. J'ai peine à croire que la tolérance soit plus laxiste en lutherie...
Je lis des articles sur votre forum (ben oui les amis, je m'intéresse à vos clinches...) où il est question de réglages de tables de becs (sont-ce les termes exacts ?) au 1/10 ème. Tiens, au fait, pourquoi ne fabrique-t-on plus de becs en bois ? Pour le prestige de l'ébonite ou pour la stabilité de la rectitude de la table face à l'eau de condensation ?
Au demeurant, j'ai trouvé très intéressant l'article publié par Rantanplan06. J'ai attendu avec impatience le moment où l'expérimentateur immerge son piano dans sa baignoire, mais il n'est jamais venu (laï, laï, laï, laï, aurait dit Joe Dassin... ou Bassin ?)
Bon allez les gars restons zen, gardons nos aigreurs d'estomac pour les trolls

.
Franchir la limite par une argumentation à caractère racial est d'une facilité telle qu'elle me met toujours hors de moi. Désolé, la petitesse me fait toujours pousser des oreilles pointues et une tignasse bleue (à moins que ce ne soit le contraire)...
Demain, promis, je vous ferai un exposé (photos de l'expérience à l'appui) sur le gauchissement des frites dû à un bain dans de la graisse de bœuf portée à ébulition (180° Celsius). Alleï ! Ça est tellement bon que vous m'en dîîîreï des nouvelles, une foé !

Oui, bof, enfin, je crois...