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Pourquoi ? Comment ?

Le forum propose nombreux défis, qui constituent autant d'occasions d'écouter les autres et de proposer ses propres enregistrements. Oui mais, encore faut-il pouvoir s'enregistrer. Dans un premier temps, nous ne nous occuperons pas de la question matérielle : nous supposerons que vous avez un ordinateur, un micro, et que vous savez comment connecter celui-ci et celui-là. Dans cette page, nous regarderons plutôt comment utiliser divers logiciels permettant de vous enregistrer.

Les sujets qui suivent ne prétendent en aucun cas se substituer aux manuels d'utilisation des logiciels en question. Ils se proposent plutôt de vous donner des bases rapides pour enregistrer vos productions à la clar, que ce soit en solo, en re-recording, ou en utilisant des accompagnements tout prêts.

Généralités pour enregistrer ma clarinette

Le plus simple (et c'est déjà pas mal), c'est d'utiliser tout bonnement un enregistreur mp3 comme on en trouve maintenant beaucoup (de nombreux membres du forum utilisent les Zoom H2 ou H4). Ca marche comme un bête magnétophone : on met en route, on appuie sur le bouton “Record” et roule ma poule, on souffle dans sa clarinette et ça enregistre.

Après, il n'y a plus qu'à récupérer le fichier mp3, couper le début et la fin et publier.

Les enregistreurs comme les Zoom H2 et H4 enregistrent en stéréo (ou quadriphonie) et produisent également un fichier wav qui exploité avec un logiciel comme Audacity (libre) permet d'éditer les pistes avec une meilleure qualité que le mp3 et de les exporter ensuite en mp3 en contrôlant la compression et les tags selon son goût.

Il faut se mettre pas trop près du micro (au moins 1 m) pour avoir tout le son de la clarinette et pas trop celui des clés, et régler le gain de l'enregistreur pour avoir un niveau d'enregistrement suffisant sans saturer (sur mon H2 : sensibilité haute pour juste la clarinette dans mon bureau, moyenne pour un concert de musique de chambre, basse pour une prestation d'orchestre ou de fanfare)

C'est parfait pour enregistrer juste la clarinette, ou un ensemble en “live”, mais c'est vite limité si on veut faire tout seul quelque chose de plus élaboré, et on est obligé de tout recommencer en cas d'erreur rédhibitoire.

L'étape d'après, c'est donc le “studio personnel d'enregistrement assisté par ordinateur”.

Généralités pour enregistrer ma clar avec un programme de traitement de son.

De façon générale, les programmes d'enregistrement fonctionnent tous un peu de la même manière :

  1. Je crée un nouveau projet
  2. Je crée une nouvelle piste
  3. J'enregistre ma piste
  4. De la même façon, j'enregistre éventuellement 1, 2, 3 ou plus pistes supplémentaires
  5. Je corrige les niveaux et les défauts de chaque piste, puis je mixe le tout
  6. J'exporte le résultat dans un format qui me permet de la partager, habituellement du mp3.

Il est indispensable quand vous enregistrez plus d'une piste d'utiliser un casque fermé pour l'écoute des pistes déjà enregistrées pour ne pas “polluer” la nouvelle piste, et généralement préférable d'utiliser la fonction métronome si elle existe (sauf bien sûr si parmi les pistes déjà présentes il y a une piste de batterie ou de clar basse avec un groove d'enfer !).

L'intérêt de cette manière de procéder est qu'elle permet de reprendre une piste, ou même un morceau de piste, sans avoir à tout réenregistrer à chaque erreur.

Vous pouvez aussi, suivant les programme, importer un accompagnement tout fait au format CD (AIFF), ou mp3, ou mp4 (QuickTime), ou WAV, ou … ce que vous voulez suivant ce que votre programme fait, voire de créer une piste logicielle d'instrument virtuel, des boucles préenregistrées, enregistrer des instruments électroniques avec une interface MIDI

De même, il est possible, après enregistrement, d'appliquer des effets aux différentes pistes, de corriger les niveaux relatifs de chaque piste, bref, de s'essayer au Home Studio pour produire quelque chose de propre et de satisfaisant.

Pour une meilleure qualité et plus de possibilité de modifications, enregistrez en 24bit (si la carte audio le permet) c'est un des points les plus importants pour une bonne transition dynamique et une bonne restitution audio numérique.

Les possibilités sont quasi-infinies. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de la technique pure, à la base ça doit rester de la clarinette !

Comment utiliser Audacity pour enregistrer ma clar ?

Audacity® est un logiciel libre et open-source destiné à l'édition et à l'enregistrement audio. Il est disponible pour Mac OS X, Microsoft Windows, GNU/Linux et d'autres systèmes d'exploitation. C'est donc le “couteau suisse” des logiciels d'édition et à l'enregistrement audio.

Vous pouvez le télécharger gratuitement ici : Audacity. Vous pouvez par ailleurs trouver sur le site d'Audacity une aide en ligne, un WIKI, un forum d'utilisateurs.

Vous pouvez démarrer facilement avec Le mode d'emploi en français des fonctions de base.

Enregistrer simplement une piste avec Audacity

Ceci est l'interface d'enregistrement d'Audacity.

Il suffit de considérer que c'est un magnétophone : vous cliquez sur le bouton rouge, et Audacity commence à enregistrer. Vous appuyez sur le bouton carré pour arrêter l'enregistrement.

Si votre micro est bien branché, vous obtenez :

Attention au niveau d'enregistrement : il faut le régler assez haut pour obtenir un résultat audible, mais pas trop pour ne pas saturer. il faut obtenir une jolie forme d'onde bien visible sans tout colorer en bleu.

Vous pouvez aussi le vérifier avec les VU-mètres d'enregistrement et la petite ligne sur le côté qui correspond au niveau de crête.

Un niveau de crête compris entre -8 et -2 dB est tout à fait acceptable, et cela laisse une bonne réserve avant saturation. Il n'est en effet pas utile de monter un signal au préamplificateur au maximum, le préamplificateur est normalement calibré pour fournir un signal correct au convertisseur, et augmenter le niveau de sortie entraîne une augmentation du niveau de bruit et du taux de distorsion.

Un nouvel appui sur le bouton rouge crée automatiquement une nouvelle piste d'enregistrement qui part à l'emplacement actuel du point d'insertion.

Modifier et améliorer ses enregistrements

Le découpage

Si on reprend notre interface, les 2 boutons importants sont le premier de la première ligne, qui permet de sélectionner une partie de la piste audio, et le 2ème de la 2ème ligne, qui permet de déplacer une partie sélectionnée.

La sélection (éventuellement aidée d'un zoom auparavant) vous permet d'éliminer une partie incorrecte (typiquement le début et la fin) et d'appliquer des effets sur une partie de la piste, et de façon générale de couper, coller, dupliquer, etc…

Le déplacement permet de recaler une piste par rapport à une autre, ou de bien positionner un fragment de piste en cas d'enregistrement en plusieurs fois.

Les effets

Audacity vous permet d'appliquer toute une série d'effets, plus ou moins intéressants, à votre enregistrement.

Il faut à mon sens rester modéré dans leur utilisation, sauf cas particuliers.

Les plus intéressants sont “Fondre en ouverture” et “Fondre en fermeture” qui permettent un début et une fin progressive (surtout en fin, quand vous enregistrez un concert pour ne pas couper brutalement les applaudissements ;-) )

“Normaliser”, qui analyse la piste ou le morceau de piste sélectionné, est censé lui une amplification optimisée permettant d'atteindre le niveau sonore optimal sans saturation. Mais le gros souci de la normalisation c'est qu'elle s'applique par rapport à la crête la plus haute, ce qui aboutit à une distorsion de la piste au final. C'est donc à réserver à certains cas particulier, quand on veut absolument récupérer un enregistrement et qu'on a pas de solution de rechange.

Les enrichissements

Le métronome

Audacity vous permet de créer une piste de métronome, au tempo et à la mesure de votre choix, ce qui permet d'enregistrer en rythme, et ensuite à la fin d'effacer cette piste purement utilitaire.

Menu : “Générer”, choisir “Click Track …”

Les pistes enregistrées

Vous pouvez aussi ouvrir avec Audacity un fichier mp3, mp4, WAV, AIFF, pour importer un accompagnement tout fait et jouer avec tout un orchestre pour vous tout seul.

Exporter en mp3

C'est presque la seule difficulté d'Audacity : l'export mp3 n'est pas “natif”. Il faut installer un greffon logiciel d'abord, mais la procédure simple est très bien décrite sur la page de documentation dédiée.

Comment utiliser Ardour pour enregistrer et mixer ma clar ?

Ardour est un logiciel libre d'enregistrement multi-pistes. Il est disponible pour les systèmes GNU/Linux et MacOS/X. Pour apprendre à s'en servir, le mieux est de voir le manuel. Éventuellement nous ajouterons un petit tuto mais pas question de faire double emploi avec le manuel. Il existe aussi un autre manuel d'apprentissage très bien fait, quoi que rédigé uniquement en anglais, et aussi un mode d'emploi en français très complet.

L'intérêt d'Ardour est qu'après l'enregistrement, vous avez des tonnes de possibilités pour éditer votre prise de son :

  • découper, copier, effacer des bouts …
  • appliquer des effets
  • régler les niveaux des différentes pistes
  • régler le placement stéréophonique des différentes pistes (on appelle ça le “panoramique”).

fonctionnement général d'Ardour

éditeur et console

Un projet ardour (un beau morceau pour les défis dans votre cas) est constitué d'un ensemble de pistes audio qui sont lues et traitées simultanément, et qu'on envoie ensuite sur une sortie, généralement stéréo. Chaque piste est constituée d'un ensemble de régions, qui sont des fragments sonores qu'on peut placer les un derrière les autres dans le temps (on peut même les superposer mais nous n'en parleront pas ici). La fenêtre principale d'Ardour, appelée éditeur fait clairement apparaître cette structure :

Fenêtre d'édition d'Ardour

Si vous avez fait votre enregistrement en une prise (parce que vous êtes trop balèzes), chaque piste ne contient qu'une région.

Ça, c'est la façon temporelle de voir les choses. On peut voir tout ça autrement : chaque piste est un flux audio qu'on va faire passer à travers une chaîne de traitement du son (effets, “niveaux”, placement panoramique, …). Cette vue correspond à la console de mixage d'Ardour :

Console de mixage d'Ardour

Vous remarquerez qu'il y a une tranche spéciale sur la droite : c'est le bus général. Bon, il est temps de dire quelques mots sur la différence entre une piste et un bus, et d'expliquer le cheminement du signal audio dans Ardour. Pas de panique, on va rester sur des trucs très basiques.

pistes et bus

Le schéma suivant représente le cheminement des signaux audio dans un projet simple comprenant deux pistes de clarinette :

Ardour: Chaîne de traitement des sons

À gauche, en magenta se trouve la tranche de la première piste, vient ensuite en marron la tranche d'une deuxième piste, et enfin en gris le bus général. Si on suit le cheminement des flèches de ce schéma, on remarque que :

  • le signal sortant de la première tranche est injecté sur deux flèches qui rentrent ensuite dans la tranche général ;
  • le signal sortant de la seconde tranche tranche est injecté sur deux flèches qui rentrent ensuite dans la tranche général ;

La tranche général collecte donc les signaux provenant de plusieurs pistes sur un “cablage” stéréo, et, après traitement éventuel, les envoie vers la sortie générale, qui correspond à la sortie physique de votre interface audio.

Ce qui distingue une piste d'un bus, c'est donc :

une piste

  • a pour entrée une séquence de régions, ou une entrée physique si on arme l'enregistrement de cette piste (on y reviendra dans la section suivante). L'entrée peut être unique (piste mono, comme dans l'exemple), ou double (piste stéréo, il n'y en a pas dans l'exemple).
  • a une sortie stéréo (deux “fils”) qui est injectée sur l'entrée d'un bus).

un bus

  • a pour entrée la collecte de signaux provenant de pistes. Il est généralement stéréo en entrée et en sortie. Il n'a pas de régions associées.
  • a pour sortie les sorties physiques de votre interface audio … ou un autre bus (on y reviendra, pour le maniement de la reverb en particulier).

enregistrer

Pour enregistrer une piste avec ardour, on commence par armer cette piste. Pour cela, appuyez sur le bouton Enregistrement situé dans la partie haute de la tranche de mixage de la console, ou sur le bouton portant un point rouge à côté du nom de la piste si vous êtes dans l'éditeur.

Ardour : boutons d'armement d'enregistrement individuel des pistes : à gauche dans la console, à droite dans l'éditeur

Une fois ce bouton enfoncé, le vu-mètre de la piste dans la console indique le niveau du signal d'entrée (ce qui vient de votre micro). Vérifiez ce niveau, il ne doit pas dépasser le zéro, le maximum atteint est toujours indiqué au dessus du vu-mètre. Ajustez le niveau avec n'importe quel accessoire de gestion de votre interface audio, comme alsamixer sous Linux par exemple. L'armement du bouton enregistrement signifie aussi que désormais, l'entrée de la piste est le port audio externe choisi, plus les régions éventuellement présentes.

Pour démarrer l'enregistrement appuyez sur le bouton rouge se situant dans le rack de boutons de navigation. Quand vous appuyez sur le bouton lecture, l'enregistrement démarre.

Ardour : bouton d'armement général de l'enregistrement, dans le rack de boutons de navigation

Quand vous avez fini d'enregistrer, normalisez votre piste : ça vous aidera dans l'utilisation des effets. Normaliser une piste, c'est faire en sorte que l'amplitude maximale du signal sonore (le “volume”) soit réglée à 0db d'atténuation, soit au maximum. Pour cela, sélectionnez la région correspondante dans l'éditeur et à l'aide du menu contextuel (clic droit sur la souris sur la région) choisissez “Normalisez”, ou bien appuyez sur la touche 'N'.

Ardour : normalisation d'une région après enregistrement

les effets

Ardour utilise des plugins d'effet au format LADSPA (format très répandu sous GNU/Linux). Il est aussi capable d'utiliser les plugins VST bien connus du monde Windows, à condition de le recompiler, aussi ne rentrerons-nous pas dans ces détails sordides. Nous nous contenterons d'utiliser les plugins LADSPA.

Ces plugins sont généralement livrés par paquets. Chaque distribution GNU/Linux en propose un certain nombre, et vous avez toujours la possibilité d'aller en télécharger d'autres ailleurs (le mieux est d'aller voir sur le site [http://www.ladspa.org LADSPA]). Parmi la foultitude de plugns LADSPA disponibles, quelques uns sont particulièrement utiles pour un usage courant :

  • le paquetage de plugins SWH. Ce sont les plus connus. Ils comprennent en particulier des compresseurs, un égaliseur paramétrique, etc…
  • le paquetage de plugins REV, comprenant une reverb très correcte (nous apprendrons à en user sans en abuser).
  • le paquetage de plugins CALF comprend lui aussi quelques bons effets (compresseur, chorus, filtres et effets divers).

Avec ces paquets là, vous êtes déjà plus que bien armés pour commencer.

les effets et la clar

Personnellement je suis partisan du minimum d'effets : un petit coup de compression, un petit coup d'égalisation, et c'est tout pour la clar en elle même.

Première chose : enregistrez au plus fort niveau possible (sans saturer bien sûr !).

Voici deux tranches de mixages typiques de ma configuration standard pour traiter des pistes de clar (ici deux pistes de clar sib)

Ardour : deux tranches de mixage configurées pour traiter deux clarinettes

Examinons de plus près la première tranche (la seconde est quasiment identique). On ne s'intéressera qu'à ce qui se situe en dessous du bouton Enregistrement.Pour bien comprendre ce qui suit, imaginez que le son est injecté en haut de la tranche et qu'il descend vers le bas de la tranche. Comme ceci :

Ardour : chaîne de traitement du son au sein d'une tranche de mixage

On voit donc qu'après son entrée dans la chaine sonore de traitement, le signal sonore entre dans une boite contenant des plugins d'effet. Chaque plugin va être appliqué dans l'ordre (de haut en bas) au signal sonore en entrée.

Examinons les différents plugins utilisés ici :

DC offset remover

sert à supprimer un éventuel décalage vertical (en amplitude) du signal, généralement dû à une qualité moyenne des convertisseurs analogique/numérique. DC offset ramoner est un compensateur de latence (même si celle-ci n'est pas forcément en relation directe avec la qualité des convertisseurs). Si ce que je viens de dire est du chinois (ou de l'hébreu, ou de l'ouzbèkhe central, l'oriental étant plus répandu), ne vous posez pas de question : mettez toujours ce plugin en entrée de votre chaine de traitement : il ne coûte pas cher en temps de calcul et vous évitera des déboires éventuels avec les plugins suivants.

SC4 mono

c'est un compresseur : il va servir à réduire un peu la dynamique du signal, car celle-ci est souvent un peu violente après une prise de son brute. J'y reviendrai plus en détail en dessous

Single High Shelving Filter

C'est un filtre d'égalisation : il sert à atténuer ou amplifier toutes les fréquences situées au dessus d'une fréquence seuil (on appelle ça un “passe-bas”, car seules les fréquences les plus basses sont conservées). Euuhhh, les linuxiens, cherchez pas ce plugin, c'est de la fabrication maison à partir d'un plugin de filtre appelé Triple band parametric with shelves (il fait partie des plugins SWH), c'est à dire un filtre pouvant agir sur trois plages de fréquences. Utilisez la partie High shelve de ce filtre. Si vous avez des problèmes (genre un vu-mêtre qui mont sans arrêt jusqu'à saturer), je peux vous fournir le patch pour le paquetage SWH.

Voyons maintenant quelques réglages “à la grosse louche” pour le compresseur et le passe-bas.

Régler un passe-bas à la louche pour la clar

Pour adoucir un son de clar (la clar est souvent un peu agressive quand elle est “brute d'enregistrement”, même si vous avez un son plutôt feutré), on peut atténuer les fréquences au delà de 1500Hz. Pour atténuer avec délicatesse et légèreté, atténuez entre -1,5 et -2,5db. Pour vraiment altérer le son d'origine, allez au delà de 2,5db (essayez en coupant complètement par exemple).

Ardour : réglage à la louche d'un filtre passe-bas

Attention : les réglages sonores “c'est personnel”. Il ne faut pas prendre les exemples donnés comme étant des références absolues, tout dépend du musicien, de l'instrument, des couples micro-préamp, des autre instruments du morceau etc…, en bref c'est du coup par coup, il faut utiliser ses oreilles, plutôt que rester rivé les yeux sur un graphique.

Le troisième paramètre sert à régler la pente du filtre. Plus la valeur est proche de 1, plus la pente du filtre sera importante, c'est à dire plus l'effet du filtre sera rapide quand on va vers les fréquences aigues.

Régler un égaliseur paramétrique pour la clar

Plutôt que de tout atténuer au dessus de 1500Hz, on peut choisir d'atténuer autour de 1500 à l'aide d'une égaliseur paramétrique (FIXME y'a vachement mieux que cet égaliseur là aujourd'hui !).

Ardour : réglage à la louche d'un égaliseur 4 bandes

Le bouton Filter enfoncé signifie que l'égaliseur est activé. Le bouton Section 1 enfoncé signifie que seule la première bande de correction de l'égaliseur est activée. Il y a ici 4 bandes, permettant de corriger (atténuer ou renforcer) des bandes de fréquences centrées autour de 4 fréquences.

Le réglage Gain permet d'augmenter ou diminuer le gain général. Ensuite, chaque bande possède 3 paramètres de réglage : Frequency

La fréquence autour de laquelle on va agir (en Hz).

Bandwidth

la largeur de la bande de fréquences autour de la fréquence centrale (en octaves).

plus communément appelé “Q”

Gain

le gain (en dB). Une valeur positive renforcera les fréquences de la bande, une valeur négative les atténuera

ces trois paramètres peuvent se visualiser de la façon suivante :

Ardour : principe de l'égaliseur paramétrique

Dans notre cas, on atténue de 2db sur une bande d'une octave autour de 1500Hz. (pour info, d'une note à la suivante à l'octave supérieure, la fréquence double).

Régler un compresseur à la louche pour la clar

La compression sert à écraser la dynamique d'un signal sonore. Autrement dit, de faire en sorte que ce la différence de perception entre les volumes faibles et les volumes fort d'atténue. Pour cela on atténue le volume du signal quand il dépasse d'un certain niveau, suivant le principe suivant :

Compresser dans le cadre d'un instrument solo n'est pas forcément obligatoire (en groupe non plus d’ailleurs), c'est une question de choix artistique et personnel.

Il est toujours préférable de compresser après correction fréquentielle

Principe de fonctionnement du compresseur

Voici la fenêtre de réglage du plugin LADSPA SC4 (mono) (FIXME : pareil, aujourd'hui il y en a d'autres, de compresseurs) :

Le plugin compresseur LADSPA SC4 (mono)

Les paramètres ont la signification suivante :

RMS/Peak

laissez tomber, c'est pour une utilisation plus avancée.

Ça peut donner une indication visuelle utile au homestudiste ; un RMS à -12db pour de la diffusion web par exemple est un bon niveau moyen de sortie facilement atteignable sur une petite configuration sans avoir à tendre l'oreille derrière

Attack time (ms)

temps de montée de l'effet de compression. Mettez le minimum pour la clar.

Release time (ms)

temps de descente de l'effet de compression. Pour une clar, mettez le minumum aussi.

Threshold level (dB)

c'est le seuil représenté sur le graphique de principe. Les signaux de plus fort volume que cette valeur seront compressés. Pour vous donner une idée de la valeur à donner à ce paramètre : si votre signal est bien normalisé (les pics les plus élevés culminent à 0dB), alors une valeur autour de 12 permet de juste atténuer les forte' , autour de 17 on atténue aussi les 'mezzo-forte.

Tout dépend du niveau d'entrée, et surtout de la plage de dynamique que l'on a derrière (ça peut devenir vite casse-gueule si on ne s'adapte pas à la prise)

ratio (1/n)

le ratio de compression. Un ratio “léger” se situe entre 2 et 3 (en gros). Au delà on commence à rentrer dans l'effet spécial (sauf pour certains instruments, pour lesquels on travaille souvent avec de grands ratios de compression).

Knee radius (dB)

sur le schéma, la courbe a une brisure au niveau du point de seuil. Ce paramètre permet d'éviter cette brisure en lui substituant un arc de cercle. La valeur de ce paramètre est le rayon de cet arc. Cela permet d'adoucir un peu l'entrée en action du compresseur.

Makeup gain (dB)

la compression tend a baisser le volume général du signal. Vous pouvez rattraper un peu ce phénomène en amplifiant de quelques dB le signal en sortie du plugin.

Pour régler le seuil, commencez par fixer les autres paramètres, puis lancez une lecture et regardez les deux vu-mètres quand sont dans la fenêtre de l'effet : celui de gauche indique l'amplitude de votre signal en dB, et celui de droite ne restitue que les volumes compressés : si rien n'apparaît jamais dans ce graphique, c'est que le seuil est trop bas (autrement dit rien n'est compressé).

Réencodage d'un mp3 en fichier WAV

Ardour ne sait pas utiliser directement les fichiers encodés en mp3, il est nécessaire de les réencoder auparavant en WAV.

Voir la page dédiée Décodage d'un MP3 en fichier WAV

Comment utiliser Garageband pour enregistrer ma clar ?

GarageBand c'est le programme d'enregistrement et d'édition musicale “tout public” d'Apple.

Il est fourni gratuitement avec tout mac, ou bien dans le cadre du pack iLife pour 79,00 €.

Donc GarageBand ne tourne QUE sous MacOS.

Fonctionnement général

Comme les autres, GarageBand fonctionne sur le principe des pistes.

Sur cet exemple, 3 pistes importées MIDI (en vert), 1 piste de sample de batterie (en bleu), 4 pistes enregistrées à la clarinette (en violet)

La piste sur laquelle on travaille est en plus foncé, celle qui est sélectionnée pour enregistrer a un petit point rouge brillant sous son nom.

La fenêtre inférieure est la fenêtre d'édition, celle de droite celle du réglage de l'enregistrement de la piste sélectionnée.

Enregistrer

C'est toujours le même principe de base : une fois le programme lancé, on crée un nouveau projet musical (ou bien ou en ouvre un ancien), on sélectionne la piste sur laquelle on veut travailler et on clique sur le bouton “Record”. La piste sélectionnée commence immédiatement l'enregistrement. les VU-mètres permettent de vérifier le volume d'enregistrement et qu'on ne sature pas.

Il y a une fonction métronome débrayable et une possibilité de reprendre une mesure avant le début de l'enregistrement réel pour bien se caler (fonction “Décompte”)

Le décompte de temps peut se faire soit en minutes, secondes, centièmes, soit en mesures, temps, fraction.

Réglages et édition des enregistrements

L'instrument

Pour chaque piste d'instrument réel, vous pouvez Régler le niveau sonore d'enregistrement

Régler la porte de bruit (traduction de l'anglais Noise Gate : Le noise gate est souvent utilisé pour supprimer les parasites d'une guitare électrique, d'une voix ou d'un autre instrument dans les passages où celui-ci n'est pas utilisé. En effet les guitares électriques à l'arrêt émettent un grésillement continu - surtout avec un effet distorsion - trop faible pour être perçu pendant que l'instrument est joué mais audible dans les passages à vide. D'autre part sur certains enregistrements d'instruments acoustiques ou de voix il peut y avoir un léger bruit de fond notamment si l'enregistrement est en live (bruit lointain du public ou des autres instruments). Pour remédier à ces problèmes et supprimer ces bruits parasites on utilise le noise gate.)

Cet outil n'est plus utilisé aujourd'hui sur les configuration “pro”. Il était surtout utile à l'époque où les magnétophones 24 pistes à bande engendraient du souffle.

Ajouter de la compression* (Effet qui consiste à réduire la différence entre les parties les plus fortes et les plus basses d'un morceau ou d'une piste. Il permet d'ajouter du punch et de l'intérêt à votre morceau et d'améliorer le son dans le cas où vous jouez avec un équipement dont la plage dynamique est plus réduite). Bidouiller *l'égaliseur entre les différentes fréquences natives

(pour des explications plus détaillées sur l'utilisation de l'égaliseur et du compresseur, voyez les sections concernant le logiciel Ardour plus haut).

Rajouter de l'écho et de la réverberation

Et utiliser d'autres effets plus ou moins ésotériques, tous modifiables et enregistrables.

Les pistes

Le volume de sortie de chaque piste est contrôlable individuellement de façon générale par le curseur de volume de la piste, on peut aussi basculer une piste plus à droite ou à gauche, ou plus finement en agissant directement sur le niveau de la piste à des endroits choisis, pour faire ressortir telle ou telle piste à tel ou tel endroit.

Vous pouvez aussi rendre une piste muette, ou rendre toutes les autres muettes sauf celle sur laquelle vous travaillez, et les verrouiller pour éviter les “accidents”.

L'éditeur de piste

C'est l'endroit où vous pouvez manipuler les pistes à volonté : sélectionner un morceau, couper, copier, coller, déplacer, fusionner, toutes les fonctions classique d'édition.

Vous pouvez aussi modifier la hauteur tonale d'un morceau. Par exemple cette piste a été enregistrée par une clarinette soprano et joue à l'octave (12 demi-tons) inférieure. C'est une solution de dépannage quand on n'a pas les moyens de se payer une vraie basse.

Accompagnements

GarageBand importe très facilement les morceaux aux formats mp3, mp4, AIFF et MIDI par simple glisser-déposer sur la fenêtre.

Export

Historiquement, GarageBand exportait sur le bureau en mp4 (on pouvait exporter en mp3, mais il fallait passer par iTunes, ce sont les joies du système propriétaire)

Ce n'est cependant pas un souci majeur, Audacity effectuant très bien la conversion mp4–>mp3, avec la possibilité de normaliser les niveaux au passage, comme auront déjà noté ceux qui ont lu attentivement tout ce qui précède.

Cependant les versions actuelles de GarageBand exportent aussi en mp3.

Jouer avec un accompagnement

Tout ce qui précède trouve en particulier son intérêt dans le fait de pouvoir jouer et s'enregistrer avec un accompagnement. Comment faire quand on n'a pas un big band sous la main ? Et bien alors on se cherche des fichiers d'accompagnement.

Et maintenant, il ne vous reste plus qu'à montrer que vous avez compris tout ce qui est au-dessus, et tout ce qui concerne la transposition et l'écriture des partitions, pour enregistrer un ou deux chefs-d'œuvre mémorables.





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faq/s_enregistrer.txt · Dernière modification: 2016/05/03 10:14 par dickie