La position idéale moyenne des incisives sur le bec est de 1,3 cm à 1,5 cm à ajuster en fonction des morphologies.
Dans la position A du schéma la langue effleure,voire ne touche pas la lèvre inférieure toujours en fonction de la morphologie de chacun.
Je vous redonne ma communication précédemment diffusée (je sais plus où sur le forum) au cas où :
J’utilise le terme d’attaque car le détaché en est une variation combinatoire (staccato, louré, attaque de début de liaison de phrase), seul diffère la duration de la note qui correspond au retour plus ou moins bref de la langue qui bloque la vibration de l’anche.
L’attaque A, de face est la plus utilisée et permet un staccato rapide, la langue est en contact avec l’anche et les alvéoles dentaires. Cette position couplée avec le retour de la langue sur le voile du palais au fond de la cavité buccale produit le double détaché [t,k,t,k….]
L’attaque B, prenant plus de surface d’anche, et étant un peu plus loin, est plus marquée, mais moins rapide. La variation combinatoire de ce mode d’attaque permet le slap. La prise d’encore plus de surface d’anche avec le dos de la langue, donne l'impression de coller la langue à l'anche en l'aspirant. La langue accompagne le départ de l’anche en l'écartant de la table du bec. Du fait de son élasticité l'anche revient à sa position première en bouchant d'un mouvement sec le bec de la clarinette. La langue reprend l'anche sur la table du bec dès son premier retour pour obtenir le slap. Pour faciliter la position, la langue doit prendre appui sur les incisives inférieures.
L’attaque C, devant l’anche, est le fait de la coupure du flux aérien par la langue (sans toucher l’anche) et est donc très doux, parfois presque inaudible dans une suite lourée continue.
L’attaque de colonne d’air, à l’aide du diaphragme et des muscles abdominaux, n’est pas à négliger (Brian Ferneyhough la combine avec le détaché conventionnel dans sa pièce pour clarinette basse "Time and Motion Study 1"), ce mode d’attaque est parfois appelé « diaphragmatique ». C’est aussi le mode « sans attaque » dans le son.
Les temps de l’émission (position A pour plus de facilité) :
1. la langue tiens l’anche
2. le musicien ventile (mais sans produire de son puisque l’anche est tenue par la langue) et met en pression la cavité buccale
3. la langue recule en lâchant l’anche et en la laissant vibrer (production du son) dans le flux aérien préparé par la ventilation préalable. Cette décomposition du mouvement est identique à la production des occlusives dentales ([d], [t]) souvent prises comme exemple.
Bonne Année à tous, mes meilleurs vœux musicaux