"Moins de trous dans la clarinette idéale"
"Moins de trous dans la clarinette idéale"
Je vous transfères un article paru dans Le Monde il y a quelque jours... La révolution est en marche !
"Moins de trous dans la clarinette idéale"
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 06.01.12 | 18h54 • Mis à jour le 06.01.12 | 19h08
A quoi ressembleront les instruments de musique à anche du futur ? Réponse à suivre avec le projet Cagima (Conception acoustique globale d'instruments de musique à anche, justes et homogènes), financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR). "Notre objectif est d'améliorer deux familles d'instruments, clarinettes et saxophones, grâce aux moyens scientifiques les plus modernes. Notamment les outils de simulation numérique", explique Philippe Guillemain, chercheur au LMA (Laboratoire de mécanique et d'acoustique, unité propre du CNRS) et coordinateur du projet.
L'Institut de recherche et coordination acoustique/musique, associé au Centre Georges-Pompidou (Ircam) et le Laboratoire des sciences des procédés et des matériaux (LSPM) s'y sont aussi associés, avec un industriel : Buffet Crampon, le leader de la clarinette professionnelle. "C'est une première, d'unir ainsi des chercheurs avec un facteur instrumental de cette ampleur", se réjouit Philippe Guillemain.
Buffet Crampon pourra apporter son savoir-faire. Car la clarinette, comme tous les instruments à vent, est le résultat d'un compromis pour obtenir le meilleur équilibre sonore possible. Depuis le XVIIIe siècle, les maîtres luthiers ont minutieusement cherché à améliorer cet équilibre, de génération en génération. Avec différents paramètres d'ajustement : l'emplacement des trous, leur nombre, leur diamètre...
Ces paramètres influent sur le nombre de clés mécaniques qui permettent à l'instrumentiste de boucher un ou plusieurs trous éloignés. A force d'ajouter au fil des ans des trous et des clés, les instruments actuels ont beaucoup progressé en justesse et en qualité de son, mais sans jamais trouver la formule parfaite.
Un premier prototype à 18 trous
Les outils de simulation pourraient donner un nouveau souffle à cette recherche artisanale. "Le modèle de calcul permet de repartir d'un tube, sur lequel on aligne des trous avec une progression régulière. Et on effectue des simulations et optimisations numériques pour déterminer la position et le diamètre idéal de ces trous", explique Philippe Guillemain. Un premier prototype à 18 trous (six de moins que l'instrument actuel) a été réalisé suivant ces principes par une équipe du LMA, sur une idée originale de Franck Laloë, chercheur émérite à l'Ecole normale supérieure. Il témoigne : "Le produit a été testé sur un banc d'essai et il sonne bien comme une clarinette. Reste maintenant à savoir s'il permettra un jour de jouer un concerto de Mozart..."
Les instruments existants seront aussi étudiés à la loupe par les physiciens. Le projet Cagima utilisera un simulateur prenant à la fois en compte le corps de l'instrument et son interaction avec l'anche. "Jusqu'à présent, la simulation était surtout utilisée en acoustique de manière descriptive, afin de reproduire artificiellement le son d'un instrument, souligne Philippe Guillemain. On l'utilise ici de manière prédictive : avant que l'instrument ne soit créé, on sait par avance le son qu'il va émettre."
Ce type de modélisation, déjà appliqué dans de nombreux domaines comme l'aéronautique, est nouveau pour l'industrie instrumentale. Antoine Beaussant, président de Buffet Crampon, est enthousiaste : "Cette traduction mathématique et physique nous permettra de voir par la théorie ce que les luthiers ont appris par l'expérimentation." Analyse, mesure, modélisation. Le projet se déroulera en plusieurs cycles afin de créer et de tester de nouveaux prototypes, plus justes et homogènes en principe. "C'est presque de la recherche fondamentale, estime Philippe Guillemain. On ne sait pas à quoi s'attendre."
Le scientifique doute en tout cas de la production d'une nouvelle clarinette complètement aboutie d'ici à la fin des quatre ans que durera le projet, "ou peut-être un simple instrument d'étude". Pour Antoine Beaussant, cette utilisation de nouvelles technologies dans un domaine de grande tradition ouvre des perspectives : "J'espère qu'à terme un brevet pourra être déposé, pour un instrument d'un nouveau genre. Ce n'est pas arrivé depuis Adolphe Sax et son saxophone, à la fin du XIXe siècle !" Brevet ou non, la révolution numérique est en marche.
Arthur de Pas
"Moins de trous dans la clarinette idéale"
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 06.01.12 | 18h54 • Mis à jour le 06.01.12 | 19h08
A quoi ressembleront les instruments de musique à anche du futur ? Réponse à suivre avec le projet Cagima (Conception acoustique globale d'instruments de musique à anche, justes et homogènes), financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR). "Notre objectif est d'améliorer deux familles d'instruments, clarinettes et saxophones, grâce aux moyens scientifiques les plus modernes. Notamment les outils de simulation numérique", explique Philippe Guillemain, chercheur au LMA (Laboratoire de mécanique et d'acoustique, unité propre du CNRS) et coordinateur du projet.
L'Institut de recherche et coordination acoustique/musique, associé au Centre Georges-Pompidou (Ircam) et le Laboratoire des sciences des procédés et des matériaux (LSPM) s'y sont aussi associés, avec un industriel : Buffet Crampon, le leader de la clarinette professionnelle. "C'est une première, d'unir ainsi des chercheurs avec un facteur instrumental de cette ampleur", se réjouit Philippe Guillemain.
Buffet Crampon pourra apporter son savoir-faire. Car la clarinette, comme tous les instruments à vent, est le résultat d'un compromis pour obtenir le meilleur équilibre sonore possible. Depuis le XVIIIe siècle, les maîtres luthiers ont minutieusement cherché à améliorer cet équilibre, de génération en génération. Avec différents paramètres d'ajustement : l'emplacement des trous, leur nombre, leur diamètre...
Ces paramètres influent sur le nombre de clés mécaniques qui permettent à l'instrumentiste de boucher un ou plusieurs trous éloignés. A force d'ajouter au fil des ans des trous et des clés, les instruments actuels ont beaucoup progressé en justesse et en qualité de son, mais sans jamais trouver la formule parfaite.
Un premier prototype à 18 trous
Les outils de simulation pourraient donner un nouveau souffle à cette recherche artisanale. "Le modèle de calcul permet de repartir d'un tube, sur lequel on aligne des trous avec une progression régulière. Et on effectue des simulations et optimisations numériques pour déterminer la position et le diamètre idéal de ces trous", explique Philippe Guillemain. Un premier prototype à 18 trous (six de moins que l'instrument actuel) a été réalisé suivant ces principes par une équipe du LMA, sur une idée originale de Franck Laloë, chercheur émérite à l'Ecole normale supérieure. Il témoigne : "Le produit a été testé sur un banc d'essai et il sonne bien comme une clarinette. Reste maintenant à savoir s'il permettra un jour de jouer un concerto de Mozart..."
Les instruments existants seront aussi étudiés à la loupe par les physiciens. Le projet Cagima utilisera un simulateur prenant à la fois en compte le corps de l'instrument et son interaction avec l'anche. "Jusqu'à présent, la simulation était surtout utilisée en acoustique de manière descriptive, afin de reproduire artificiellement le son d'un instrument, souligne Philippe Guillemain. On l'utilise ici de manière prédictive : avant que l'instrument ne soit créé, on sait par avance le son qu'il va émettre."
Ce type de modélisation, déjà appliqué dans de nombreux domaines comme l'aéronautique, est nouveau pour l'industrie instrumentale. Antoine Beaussant, président de Buffet Crampon, est enthousiaste : "Cette traduction mathématique et physique nous permettra de voir par la théorie ce que les luthiers ont appris par l'expérimentation." Analyse, mesure, modélisation. Le projet se déroulera en plusieurs cycles afin de créer et de tester de nouveaux prototypes, plus justes et homogènes en principe. "C'est presque de la recherche fondamentale, estime Philippe Guillemain. On ne sait pas à quoi s'attendre."
Le scientifique doute en tout cas de la production d'une nouvelle clarinette complètement aboutie d'ici à la fin des quatre ans que durera le projet, "ou peut-être un simple instrument d'étude". Pour Antoine Beaussant, cette utilisation de nouvelles technologies dans un domaine de grande tradition ouvre des perspectives : "J'espère qu'à terme un brevet pourra être déposé, pour un instrument d'un nouveau genre. Ce n'est pas arrivé depuis Adolphe Sax et son saxophone, à la fin du XIXe siècle !" Brevet ou non, la révolution numérique est en marche.
Arthur de Pas
yes !
je VEUX servir de cobaye !
c'est quand même autrement plus intéressant que les fabricants qui cherchent à progresser en affublant des serflex à ses instru, si vous voyez de qui je parle....
enfin, j'dis ça....
Dim
je VEUX servir de cobaye !
c'est quand même autrement plus intéressant que les fabricants qui cherchent à progresser en affublant des serflex à ses instru, si vous voyez de qui je parle....
enfin, j'dis ça....
Dim
L'ingénieur Barnier est formel, le projecteur de particules à double polarisation chromatique entrera en résonnance avec le palpeur de mirette si vous avez le malheur de le laisser branché. Il en résultera la destruction de votre beau câbleur tout neuf.
- Dickie
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C'est sûr que ça c'est intéressant !
J'aimerais bien voir, tâter et souffler !
Affaire à suivre
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Affaire à suivre
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer - Guillaume d'Orange
À force de rater on finit par réussir - Les Shadoks
Association "En Coulisses"
Clarbasse, RC Prestige, clar alto, clar métal, clar mib
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Dim a écrit :yes !
je VEUX servir de cobaye !
c'est quand même autrement plus intéressant que les fabricants qui cherchent à progresser en affublant des serflex à ses instru, si vous voyez de qui je parle....![]()
enfin, j'dis ça....
Dim
... et pourtant ça finira quand même un peu comme ça
L'ANR ne finance des projets que sur 3 ans... en 3 ans on fait beaucoup de choses mais ça m'étonnerait qu'ils révolutionnent la conception des instruments...
Ceci dit, le concept d'analyse numérique en faisant un problème direct est super intéressant et montre que les chercheurs en accoustique on fait d'énorme progrès en modélisation non-linéaire. Mais si ça marche, les gars attendez vous à voir disparaitre l'artisan pour des machines de découpe Laser au mircomètre prés.
On peut donner ses idées ? Parce que moi je verrais bien aussi à la place d'un pavillon de clarinette un ensemble de guides d'onde qui s'ajusterait au volume d'une pièce...
ben même déjà en ce moment je ne crois pas qu'il y ai beaucoup d’artisans qui font des trous de clarinettes à la main avec leur Black&DeckerArouan a écrit :Mais si ça marche, les gars attendez vous à voir disparaitre l'artisan pour des machines de découpe Laser au mircomètre prés.
si ?
Dim
L'ingénieur Barnier est formel, le projecteur de particules à double polarisation chromatique entrera en résonnance avec le palpeur de mirette si vous avez le malheur de le laisser branché. Il en résultera la destruction de votre beau câbleur tout neuf.
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mistral6759
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Très très intéressant.
J'approuve allègrement les dires d'Arouan quand à l'analyse non-linéaire. Mais je suis d'accord aussi : c'est un projet ANR, donc financement sur 3 ans et pas nécessairement de suivi ensuite... À suivre donc. (bon, ils pourront toujours déposer uen demande de financement ANR pour continuer, mais pas dit que ça marche... ou alors un projet européen ...)
J'attends aussi de voir la réelle implication de Buffet dans l'affaire. Parce que généralement, les industriels, ils sont tout contents d'avoir des résultats venant des chercheurs, mais quand à jouer pleinement leur rôle, ... c'est une autre histoire. Du genre : sont ils prêts à fabriquer un proto "viable" ? (pas un bidule qu'on met sur un banc de test)
et puis alors, le sempiternel concerto de zarmo qui revient en exemple .... ppfffff ....
E.
J'approuve allègrement les dires d'Arouan quand à l'analyse non-linéaire. Mais je suis d'accord aussi : c'est un projet ANR, donc financement sur 3 ans et pas nécessairement de suivi ensuite... À suivre donc. (bon, ils pourront toujours déposer uen demande de financement ANR pour continuer, mais pas dit que ça marche... ou alors un projet européen ...)
J'attends aussi de voir la réelle implication de Buffet dans l'affaire. Parce que généralement, les industriels, ils sont tout contents d'avoir des résultats venant des chercheurs, mais quand à jouer pleinement leur rôle, ... c'est une autre histoire. Du genre : sont ils prêts à fabriquer un proto "viable" ? (pas un bidule qu'on met sur un banc de test)
et puis alors, le sempiternel concerto de zarmo qui revient en exemple .... ppfffff ....
E.
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll
et tu sais de quoi tu parlesEricW a écrit :J'attends aussi de voir la réelle implication de Buffet dans l'affaire. Parce que généralement, les industriels, ils sont tout contents d'avoir des résultats venant des chercheurs, mais quand à jouer pleinement leur rôle, ... c'est une autre histoire. Du genre : sont ils prêts à fabriquer un proto "viable" ? (pas un bidule qu'on met sur un banc de test)
oui, y'a quand même peu de chances qu'il fassent ça au nom de la beauté de la recherche
Dim
L'ingénieur Barnier est formel, le projecteur de particules à double polarisation chromatique entrera en résonnance avec le palpeur de mirette si vous avez le malheur de le laisser branché. Il en résultera la destruction de votre beau câbleur tout neuf.
- Jef
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Merci Tactus !
J'adore le titre de ton post. Il est tellement en décalage avec le sérieux de l'article !
Ma foi tout cela est fort intéressant, voire excitant. Wait and see !
J'adore le titre de ton post. Il est tellement en décalage avec le sérieux de l'article !
Ma foi tout cela est fort intéressant, voire excitant. Wait and see !
Père, vous ne pouvez imaginer la beauté du son de la clarinette ! W. A. Mozart, 1778.
> Édite la Clarinette Map - Un peu de son ? mon Souncloud ici
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le fullboehm n'a rien d'avorté, c'est un très bon système qui à été commercialisé, on avait le choix des clar, Boehm, ou Fullboehm, y'avait même des options sur le Fullboehm, je suis sur que si on avait encore le choix bien des clarinettistes du forum aurait choisi du Fullboehm, pourquoi s'en priver
c'est les fabricants qui ont arrêté de les commercialiser sans aucun doute pour une histoire de rentabilité,
j'en ai une et c'est vraiment du très bon matériel, ça règle certains problème de souffle au niveau du chalumeau et je crois même qu'on avait le choix d'avoir un sibémol clair (et le tout pour moins qu'un smic, mais c'est une autre histoire)
on doit être un des seuls instruments qui régresse
Dim
c'est les fabricants qui ont arrêté de les commercialiser sans aucun doute pour une histoire de rentabilité,
j'en ai une et c'est vraiment du très bon matériel, ça règle certains problème de souffle au niveau du chalumeau et je crois même qu'on avait le choix d'avoir un sibémol clair (et le tout pour moins qu'un smic, mais c'est une autre histoire)
on doit être un des seuls instruments qui régresse
Dim
L'ingénieur Barnier est formel, le projecteur de particules à double polarisation chromatique entrera en résonnance avec le palpeur de mirette si vous avez le malheur de le laisser branché. Il en résultera la destruction de votre beau câbleur tout neuf.
Oui, Dim, je suis bien d'accord avec toi sur l'intérêt du full-boehm. (Je n'ai pas parlé d'avortement, mais seulement de non adoption générale.)
Le mi bémol grave permet même de se passer totalement de clarinette en la.
En disant cela, je vais m'attirer les foudres de ceux qui pensent encore que le timbre de la clarinette en la est inimitable ...
Le mi bémol grave permet même de se passer totalement de clarinette en la.
En disant cela, je vais m'attirer les foudres de ceux qui pensent encore que le timbre de la clarinette en la est inimitable ...
Oh, Henri, tu sais, c'est toujours possible de se passer d'une La à l'orchestre du moins. J'ai déjà fait le coup au chef de l'orchestre du Conservatoire quand j'étais jeune sur un passage qui nous gonflait. Il n'y a vu que du feu, en nous disant même : "vous voyez le résultat quand on travaille ??" (ou un truc à 2 balles du genre) Ha, ha, ha !!!!!!!!!!!
Mais pour le grand répertoire de musique de chambre, c'est une autre histoire. Et ce, même si tu es un champion de la transpo au demi-ton (la plus chiante, et la plus plantante !)
Le Concerto de Nielsen à la Si bémol, vraiment pas terrible. Déjà que c'est super dur, et il y a d'autres exemples...
Par contre, pour amener de l'eau à ton moulin, certaines pièces modernes laissent le choix. Elles sont justes écrites "pour clarinette". Les Ascèses de Jolivet par exemple.
Certaines vont mieux sonner avec une si bémol je trouve...
Mais pour le grand répertoire de musique de chambre, c'est une autre histoire. Et ce, même si tu es un champion de la transpo au demi-ton (la plus chiante, et la plus plantante !)
Le Concerto de Nielsen à la Si bémol, vraiment pas terrible. Déjà que c'est super dur, et il y a d'autres exemples...
Par contre, pour amener de l'eau à ton moulin, certaines pièces modernes laissent le choix. Elles sont justes écrites "pour clarinette". Les Ascèses de Jolivet par exemple.
Certaines vont mieux sonner avec une si bémol je trouve...
"C'est très difficile de jongler avec le second degré dans un monde où tout est pris au premier" - Charb
J'aurais dû préciser un truc important.
Pour Nielsen, si tu joues le texte tel quel à la si bémol, ce n'est pas adapté. Et bonjour le boulot pour transposer alors la partie de piano, sinon, tu joues "a capella".
Pour l'orchestre, tu transposes pour rester dans le ton original, of course.
Pour le répertoire de musique de chambre, le travail sur le timbre et l'équilibre avec les partenaires nécessite de garder la clarinette en La à mon avis. De plus, transposer peut parfois changer l'armure et créer des difficultés techniques vraiment pénibles qui peuvent alourdir l'interprétation.
Dans l'ancien temps, changer de clarinette était aussi lié à ces raisons pratiques et pas seulement à ces histoires de timbre.
Pour Nielsen, si tu joues le texte tel quel à la si bémol, ce n'est pas adapté. Et bonjour le boulot pour transposer alors la partie de piano, sinon, tu joues "a capella".
Pour l'orchestre, tu transposes pour rester dans le ton original, of course.
Pour le répertoire de musique de chambre, le travail sur le timbre et l'équilibre avec les partenaires nécessite de garder la clarinette en La à mon avis. De plus, transposer peut parfois changer l'armure et créer des difficultés techniques vraiment pénibles qui peuvent alourdir l'interprétation.
Dans l'ancien temps, changer de clarinette était aussi lié à ces raisons pratiques et pas seulement à ces histoires de timbre.
"C'est très difficile de jongler avec le second degré dans un monde où tout est pris au premier" - Charb
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Nocturnal78
- Touriste
- Messages : 2
- Enregistré le : 17 janv. 2012, 14:14
réponse à Henri (du 13 janvier 2012)
Si la clarinette système Marchi n'a pas eu de succès ce n'est pas pour des raisons techniques, l'instrument était on ne peu plus efficace pour atteindre les sur aigus voir plus et jouer toutes les oeuvres classiques ou contemporaines. La méthode Marchi est basée sur cet instrument. Je me souviens parfaitement avoir dépassé sans aucunes difficultés avec cet instrument le contre ut et me suis surpris des mes "capacités".
L'instrument était lourd, complexe et demandait une remise en question totale de la part du clarinettiste. Il était évident que les musiciens n'allaient pas du jour au lendemain remettre en cause leur technique instrumentale.
Rappelons que dans les années 83/84 cet instrument a été commercialisé par 'une marque française. Pas très longtemps il faut l'avouer.
L'instrument était lourd, complexe et demandait une remise en question totale de la part du clarinettiste. Il était évident que les musiciens n'allaient pas du jour au lendemain remettre en cause leur technique instrumentale.
Rappelons que dans les années 83/84 cet instrument a été commercialisé par 'une marque française. Pas très longtemps il faut l'avouer.