Ventoux a écrit :Pourquoi faudrait que les deux démarches s'excluent? L'une sentirait bon la vertue de la liberté d'expression et l'autre sentirait mauvais la sueur du tacheron aliéné par sa besogne?
Qu'est qui est le plus transposable d'un morceau à l'autre ce sont les éléments techniques non? Qu'est ce qui est le propre à un instant, une personne un morceau, l'expression non? Alors pourquoi ne pas s'attarder sur la technique pour s'exprimer plus aisement après.
Je crois que quand on a pas beaucoup de temps c'est plus utile et rentable de forcer sur la technique avec le métronome pour se faire plaisir après avec les copains. Enfin c'est c'est ce que je dis mais pas toujours ce que je fais car il ne faut pas oublier le plaisir facile mais le désir çà fait toujours un peu mal avant de faire très plaisir, non? Finalement le travail çà libère
Bon il faut que j'y retourne et là je n'en crois pas un mot.
Dans mon propos je n'ai pas exclu la technique, et d'ailleurs j'ai bien précisé que quand je défrichais une grille, j'en faisais finalement, mais pas de façon systématique. Jamais. À tort ou à raison, et d'ailleurs ce n'est même pas une question de tort ou de raison. Simplement, travailler des gammes toutes seules c'est un truc qui m'est insupportable (vieille réminiscence de l'école de musique j'imagine

). Et puis je crains trop de recracher des arpèges ou je ne sais quoi de façon plaquée. Je préfère ingérer par bribes, travailler avec des briques plus petites, pour pouvoir les imbriquer plus facilement. Ça donne aussi naissance à des automatismes, mais plus "métabolisés" comme tu disais Dickie

. C'est ce que j'appelle "constituer mon vocabulaire". Ça passe aussi par l'écoute, l'intériorisation de climats, de progressions d'accords, etc...
Ah oui un autre truc qui me gêne dans le travail systématique des gammes : ça exclu la notion de phrasé, et le risque est alors grand de ressortir des bouts de gammes ou d'arpèges qui, s'ils collent bien à la grille, sont "plats", sans nuances, sans variation dans l'articulation (je suis assez obsédé par ça en ce moment, et justement le travail avec les machines musicales est arrivé à point nommé dans mon questionnement, parce là, la variété du phrasé est obligatoire pour que ça rende quelque chose).
Eeuuhhh Ventoux, ... le travail libère ... hum ... non je préfère ne rien dire, mais en bon lecteur de Raoul Vaneigem je m'insurge !
FRancky69 : merci pour le compliment sur le Funkallero.
Eric
J'y retourne, mes têtes de poisson vont refroidir
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll