Marcel a écrit :
Mais dans tous les cas, il faut penser au nom de la note que tu joues.
Ceci est un réel problème pour moi, car la clarinette étant en sib
on n'entend pas la note qui est écrite sur la partition, puisque nous
avons le 1/2 ton d'écart. et si je veux penser à celà çà me pertubre !
je n'ai jamais eu ce problème avec la flûte qui est en 'do' car j'entendais
ce qui était écris (sauf si ma note était fausse bien sur. et çà arrivait
trop souvent dans le registre du suraigu) cwink:
Dim a écrit :
ça parait assez logique, comme s'il y avait une étape intellectuelle en moins, on peut du coup être plus concentré sur la musicalité.
En ce qui concerne l'apprentissage par coeur d'un morceau, le plus simple me parait de bien connaitre la mélodie, à partir du moment elle se chante dans la tête, le reste n'est plus que la connaissance de l'instrument et ses automatismes.
Tout à fait d'accord avec ceci, de plus une fois que l'on arrive à jouer par
coeur sa pièce, pour ce qui me concerne, j'ai une sensation de liberté extrême
de jouer ainsi.
Tu fais corps totalement avec la musique, ce que tu ressens de l'oeuvre,
c'est vraiment magique.
Chris a écrit : Ceci est un réel problème pour moi, car la clarinette étant en sib
on n'entend pas la note qui est écrite sur la partition, puisque nous
avons le 1/2 ton d'écart. et si je veux penser à celà çà me pertubre !
je pensais ça gênait uniquement si on avait l'oreille absolue. (peut être l'as tu ?)
par contre il me semble qu'il s'agit d'un ton entier de Bb à C
L'ingénieur Barnier est formel, le projecteur de particules à double polarisation chromatique entrera en résonnance avec le palpeur de mirette si vous avez le malheur de le laisser branché. Il en résultera la destruction de votre beau câbleur tout neuf.
Mais après avoir travaillé avec une pianiste pendant 1 an sur des exercices divers de travail de développement de l'oreille.
Il semble que j'entend assez bien les notes, à condition d'avoir la 1ére d'une série, sinon je me plante. en fait mon cerveau doit retenir les
intervalles. Mais il m'arrive de me planter.
Mais à la clarinette ce qui me dérange vraiment c'est si je demande à mon cerveau d'entendre la note écrite (car elle est # à l'écoûte, là je suis déstabilisée.) donc je m'arrange autrement.
Dim a écrit :
Chris a écrit : par contre il me semble qu'il s'agit d'un ton entier de Bb à C
Chris, évite de poster deux fois de suite quand tu réponds à fil de discussion. Tu peux éditer ton message ou répondre à deux personnes différentes sur un même message.
Chris a écrit :la clarinette étant en sib on n'entend pas la note qui est écrite sur la partition, puisque nous avons le 1/2 ton d'écart. et si je veux penser à celà çà me pertubre !
rob a écrit :Pour modérer un peu le sujet, voici ce que disait Art Pepper:
"On pense "la la li la la lère" en Fa# et on joue "la la li la la lère" en Fa#.. C'est le talent !!!
C'est tout con comme raisonnement mais tellement vrai jouant un instrument en ut et un autre en sib, c est ce que j applique tous les jours mais je ne pense pas que ca puisse aider quelqu un qui a des difficulté de lecture, notre sujet dérive sur la feuille
Quand je bosse une partition, ce que j'apprend par coeur c est la mélodie (sans en faire expret, je me force pas non plus ) et une fois que j ai la mélodie en tete, j'ai les bons doigtés "qui viennent tout seul" en fonction de l'instrument (en tu ou sib) que je joue (ca rejoins ce que dis Mr Art Pepper )
un petit truc lu dans un petit bouquin sur l'apprentissage du solfège, désolé je n'ai pas la référence du bouquin avec moi.
Pour les notes do ré mi fa sol la si , c'est facile de dire le nom de la note. Les noms ont d'ailleurs été inventés pour ça, en remplacement des a b c d
Pour les dièses, changer la voyelle du nom en u
du = do# , ru = ré #
pour les bémol; dire ou
dou = do bémol, rou = ré bémol
Et ça marche , pour lire les notes altérées, sur le métronome, pour mémoriser les mélodies, ... c'est simple.
Bonsoir
Je poste vite fait ici, car le thème de ce fil est juste dans mes réflexions et pratiques du moment. Je me présenterai plus complètement plus tard dans la rubrique adéquate.
Le premier instrument dont j'ai joué dans ma jeunesse est la clarinette. J'ai appris plus ou moins le solfège et l'instrument en autodidacte (quelques conseils à droite et à gauche, mais rien de bien suivi ni structuré). J'ai aussi joué du (des) saxophone(s); des impératifs professionnels et familiaux m'ont contraint à m'arrêter une bonne trentaine d'années. Ce n'est qu'à la retraite venue que je m'y suis remis en m'inscrivant à l'école de musque locale en saxophone ténor, mais en évitant soigneusement les cours de solfège...
Je ne suis qu'un lecteur très moyen (évidemment), mais j'arrive quand même à déchiffrer 'à peu près' à l'harmonie (clar), ou au big band (ténor) une partition en deux ou trois tours (tout dépend de la difficulté et du tempo)...
Mon principal handicap est que j'ai pris l'habitude d'associer directement le 'dessin' à un doigté (ou aux doigtés alternatifs).
Au saxophone ou à la clarinette, çà pourrait encore aller.. Mais l'idée - saugrenue, diront les puristes - m'est venue de relever un défi personnel : essayer de jouer de la trompette (en fait du cornet et peut être bientôt du bugle).
Pour çà je prends aussi des cours, mais avec ces instruments, si on ne pense pas la note (en terme de nom et de hauteur) on ne peut pas aller loin, que ce soit pour attaquer sur la bonne harmonique ou pour faire le bon doigté, puisque selon le registre, la note de même nom n'a pas exactement le même doigté. Je ne parle même pas d'aller dans l'aigu, (do au dessus de la portée et plus) : il ne faut pas y penser...
Ma prof a eu l'habileté de me pousser à découvrir par moi même cette (grosse) lacune en me faisant 'chauffer' en montant et descendant des parties de toutes les gammes (de la tonique à, la quinte) ou alors une quarte en chromatique avec note de départ de chacune en chromatique. Là, les doigts livrés à eux-mêmes sont 'paumés'.
Il se trouve que cet après-midi, en cours de sax, nous travaillions sur des notions 'd'harmonie appliquée' en préparant une improvisation sur une grille. J'ai fait le même constat qu'à al trompette : il faut penser la gamme que l'on va utiliser, et donc les notes et la mélodie, sinon, ce sont les doigts qui prennent les commandes et là, tout peut arriver, surtout le pire...
Ce long post pour témoigner et confirmer ce qui a été dit. Pour dire aussi que je vais continuer à me forcer à lire le nom des notes et à les penser, et probablement me contraindre à bosser sérieusement la méthode de lecture rapide de Michel Ricquier.
En tout cas, aujourd'hui, je regrette bien de m'être défilé sournoisement face aux cours de solfège...
Mikosax a écrit :
. Pour dire aussi que je vais continuer à me forcer à lire le nom des notes et à les penser, et probablement me contraindre à bosser sérieusement la méthode de lecture rapide de Michel Ricquier.
...
C'est quoi cette méthode , quelqu'un peut t'il nous en parler .
Claretsax a écrit : Je perçois cependant une limite à utiliser cette méthode (comme toute autre, d'ailleurs) en autodidacte : si on se trompe, personne n'est là pour rectifier et alors, on enregistre une erreur de façon très difficile à corriger par la suite...
Tu ne peux pas enregistrer d'erreurs, c'est un simple outil pour apprendre à lire par intervalles et par "dessins mélodiques". Cela donne juste une technique de lecture.