improvisation jazz

On parle ici de tout ce qui touche de près ou de loin à la clarinette exclusivement.
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JMB52000
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Message par JMB52000 »

Professeur, je voudrais déjà et tout de suite continuer à encourager ton travail, ta persévérance. La réussite est déjà là ... Les remarques de EricW et Mikosax sont là pour en témoigner... Elles sont essentielles. Et c'est bien là le bénéfice qu'on peut retirer d'un site de partage comme "clarinet.net". (je devine la jubilation qui s'installe en toi dès à présent) Ton solo est mélodieux. Il pourrait quasiment tenir debout tout seul sans accompagnement. Ce n'est pas évident de parvenir à cela sur la base d'une grille de Blues. Pour le moment je n'ai guère le temps de me livrer à une étude détaillée de ta production Professeur. Bien sûr il y a des choses flagrantes qu'il faut faire évoluer pour être dans l'esprit du jazz New Orleans. EricW le dit très bien.... Promis, je reviendrai pour faire une analyse dès que possible. Continue sur ce chemin avec "Bourbon Street Parade" si tu veux. Ce morceau est une mine ....

Mikosax tes observations sont trop sympathiques ... Tant mieux si on peut construire et improviser des solos à partir de procédés que j'essaie de mettre en mots. J'admire tous ceux qui livrent leurs logiciels, leurs écrits, leurs productions musicales librement. Dans un esprit de coopération et sans arrière pensée. J'essaie de m'inscrire dans cette ligne là, tout comme toi. Je n'oublie pas que d'autres ont dit la même chose que moi et même bien mieux puisque ce sont des notes qu'ils ont diffusé avec générosité dans leurs enregistrements et dans leurs concerts. Nous serons toujours infiniment redevables aux Sidney Bechet, Daniel Huck .... etc . Eux ils ont créé quelque chose qui nous éblouit et nous donne envie. Et comme le disait justement Daniel Huck dans une conversation, "Pour savoir improviser il faut en écouter et en réécouter des improvisations. Et puis il faut en faire et en faire "...
Oui, mais qu'est-ce qu'on peut entendre et qu'est-ce que l'on peut faire pour progresser ?...
Essayons donc de guider l'écoute et la pratique des débutants, quand on a expérimenté, suivi bien des chemins sans issues et découvert quelques voies prometteuses ... Gagneront-ils du temps ?.... Ce que je peux dire c'est que je pense être le premier bénéficiaire des trouvailles que je mets en forme ... J'ai bien l'impression de pouvoir espérer encore mieux faire ...
Du reste, ce que tu écris Professeur, et ce que tu enregistres ici, trace un chemin infiniment plus tangible et démonstratif que beaucoup de traités qui ne laissent jamais apparaître les imperfections,les embûches et les petits bonheurs qui nous attendent tous et toujours ...
Ventoux
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Message par Ventoux »

Je trouve aussi ce fil de discussion très intéressant car il me donne, il me semble une chance de comprendre le mécanisme de l'improvisation. J'ai essayé de me plonger dans des ouvrages de théorie du solfège sans grand succès. Malheureusement depuis quatre ans je dispose de moins de temps pour travailler la musique ce chemin me parait compte tenu de cette contrainte trop long et fastidieux. J'entre dans la catégorie des musiciens amateurs qui essaye d'oreille et se trompe.

Quand on me dit de faire un solo outre l'angoisse que celà génère chez moi, j'essaye tant bien que mal de mémoriser des éléments du thème sur lequel je chante dans ma tête quelque chose ou alors j'utilise des notes de la mélodie comme appui. Si c'est sur l'instant, j'ai de forte chance de faire des erreurs car il faut anticiper les changements d'accord et c'est là pour moi une grosse difficulté ou alors j'ai un temps de retard sur la progression des accords justement pour repérer les changements. Le travail des gammes m'aide à guider mon oreille mais je ne construis presque rien de façon consciente.

Cela m'interpelle un peu car je vois bien que si j'ai eu le temps de travailler quelques éléments du solo avant çà se passe mieux. Notre chef d'orchestre nous dit régulièrement qu'il ne faut pas avoir peur des erreurs en improvisation qu'il faut juste lâché prise et se laisser aller. Si je caricature un peu ce qu'il nous dit lorsque notre pianiste demande des scéances de travail spécifiques sur l'improvisation : " l'improvisation çà s'exerce mais çà ne s'apprend pas". Il lui est déjà arrivé de nous faire travaillé en nous demandant de proposer une structure rythmique ou de poursuivre une mesure jouée par l'un d'entre nous en respectant juste le nombre de note qu'il voulait entendre suivant le principe du cadavre exquis. Qu'est ce que vous en pensez?

PS : Quand j'aurai plus de temps je compte bien revenir sur ce qui est proposé ici car je me rends bien compte que PrTournesol a déjà peu en faire quelque chose. Si celà me permet à mon tour de progresser pourquoi s'en priver... donc merci à JMB52000 de nous faire partager son experience.
Ce n'est pas l'habit qui fait l'homme ni la clarinette le clarinettiste...
JMB52000
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Message par JMB52000 »

Ventoux a écrit :......j'essaye ... de mémoriser des éléments du thème sur lequel je chante dans ma tête quelque chose ou alors j'utilise des notes de la mélodie comme appui. .... Le travail des gammes m'aide à guider mon oreille .... je ne construis presque rien de façon consciente.
..... je vois bien que si j'ai eu le temps de travailler quelques éléments du solo avant çà se passe mieux......'il ne faut pas avoir peur des erreurs en improvisation
Voilà des éléments positifs qui sont des atouts pour ta réussite. On peut éventuellement traduire cela ainsi ....
1) Utiliser des éléments du thème (exemple les 4 premières notes), les faire varier rythmiquement et mélodiquement, les répéter.... en s'adaptant aux accords rencontrés
2) Repérer intuitivement ou consciemment deux notes des accords d'une mesure (exemple une sur le premier temps l'autre sur le 3ème temps) en faire des notes cibles et les relier par des notes de la gamme (ou par les notes de la gamme pentatonique ou....)

Tu peux préparer , travailler ton impro de cette façon en laissant la place à ce qui advient spontanément "sur le coup"....
pour cela il vaut mieux avoir une bande son de l'accompagnement et rester à l'écoute en sachant les accords qui arrivent....
Ventoux a écrit :.... " l'improvisation çà s'exerce mais çà ne s'apprend pas". Il lui est déjà arrivé de nous faire travaillé en nous demandant de proposer une structure rythmique ou de poursuivre une mesure jouée par l'un d'entre nous en respectant juste le nombre de note qu'il voulait entendre suivant le principe du cadavre exquis. Qu'est ce que vous en pensez?
Le principe de la question réponse est celui que l'on trouve dans les structures des thèmes de de jazz (y compris les Blues).4 mesures répondent à 4 mesures. Et à l'intérieur 2 mesures répondent à 2 mesures. En élargissant 8 mesures répondent à 8 mesures....
Est-ce que n'importe quelle réponse est admissible pour une question ? (pas dans les styles de jazz classiques)
Les surréalistes jouaient avec ce principe des cadavres exquis ... Les contrastes les plus farfelus étaient au rendez-vous des questions réponses et assemblages hétéroclites de textes à écriture automatique, dictés par l'inconscient.
Bon courage Ventoux. Prends le temps de t'exercer si tu veux progresser....
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Tryphon
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Message par Tryphon »

Je suis ravi :P Vos remarques tombent à pic. En effet, un mois de travail pour en arrivé là :evil: Comme je vous l'ai dit, je ne suis vraiment pas doué mais j'aime tellement cette musique. Ah oui, Les impro de bechet, mais celles de nos contemporains comme Daniel Huck ( même s'il n'est pas souvent à la clarinette ) J'aime beaucoup ce que fait Marc Richard, Alain Méaume , Irakli à la trompette et bien d'autres pourvu que ce soit mélodieux! Parfois je transcris d'oreille les solos lorsqu'ils sont lents grâce à Audacity, mais je ne les ai pas encore superposés à une grille. Un jour je saurai peut être faire l'analyse...On peut rêver!
Merci pour vos interventions
Très courtoisement, Tryphon
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Message par Ventoux »

PrTournesol a écrit :Je suis ravi :P Vos remarques tombent à pic. En effet, un mois de travail pour en arrivé là :evil:
Mais non mais non, tu t'es bien débrouillé ce n'est donc pas un mois perdu. C'est le contraire qui aurait été rageant.

Vous m'avez même motivé toi et JMB52000 pour essayer de faire des solos plus construit. Je n'ai pas beaucoup de temps mais je vais y réfléchir pendant les vacances. Je vais tenté de mettre en application les conseils de JMB52000 dès la rentrée à l'orchestre. :wink:
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Message par JMB52000 »

Ventoux c'est une bonne nouvelle pour nous que cette résolution.... Fais nous part de tes trouvailles. De tes réussites et de tes questions....
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Tryphon
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Message par Tryphon »

Dans mon travail préparatoire sur la reconnaissance de la nature des accords, je transpose les grilles pour les entendre à l'Ut. Je suis un peu effrayé à l'idée de devoir les travailler également dans la tonalité d'origine, mais également dans d'autres tonalités.
Raymond Fonsèque, dans la revue "Jazz Dixie/Swing" N°24, préconise "Le Chiffrage Transposable". C'est à dire, pour simplifier, la codification des accords par les degrés plutôt que par des lettres. Ce qui, à son avis, facilite la chose.

D'ailleurs, burns300 sur son poste de Jeu Aoû 11, 2011 écrivait au sujet de l'improvisation ceci:

Depuis que je ne travaille plus que l'improvisation, je tente de penser non pas au nom de la note en cours d'émission, lequel, pour moi, ne présente aucun intéret mais plutôt au degré de la gamme de la tonalité dans laquelle j'improvise.

En effet, on s'aperçois rapidement de l'effet produit par le jeu de chacun des 7 degrés de la gamme majeure.
Par exemple, terminer une phrase par la fondamentale équivaut à un point final. La 6te en final est très riche ainsi que la 3ce en début de phrase etc...
La 7me résolue par la fondamentale....et la 4te...la 5te...bon, tout çà....

C'est un des chantiers que je travaille actuellement...

burns


( Si tu passes par là Burn! tu pourras peut être développer? )

Qu'elle est votre expérience à ce sujet?
Très courtoisement, Tryphon
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EricW
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Message par EricW »

PrTournesol a écrit :la codification des accords par les degrés plutôt que par des lettres. Ce qui, à son avis, facilite la chose.
Ce n'est pas une simplification : c'est passer d'un enchainement d'accords donné dans une tonalité à la généralisation, autrement dit à la compréhension grammaticale de la chose : la structure si tu préfères...
De fait, il est plus facile de pense à IIm7-V7-IMaj7 qu'à toutes ses transpositions dans toutes les tonalités (Dm7-G7-CMaj7, Gm7-C7-FMaj7, etc...). Et ce n'est qu'un exemple d'une cadence particulière.

Si tu raisonnes degrés, effectivement un vaste univers va s'ouvrir à toi.
(tu ne saurais tarder à revenir avec des questions sur les substitutions et autres bidules à roulettes).

Même les enfants se construisent leur propre représentation de la grammaire, .... même s'ils ne la possèdent pas a priori...
Apprendre, c'est induire : passer du cas particulier au général.

Bonne chasse.

E.
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll
JMB52000
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Message par JMB52000 »

C'est très intéressant de penser en généralisant. C'est à dire en parlant des fonctions des notes ou des accords. Cela permet par exemple d'appliquer les "trouvailles" à toutes les tonalités.
Fonsèque chiffre les accords en chiffres romains pour ainsi repérer les fonctions des accords. Je raisonne de cette façon sans toutefois utiliser ce chiffrage.

Il est intéressant de repérer le bon accord de dominante dans une tonalité. On sait que l'on est toujours dans la même tonalité que l'accord de tonique.
En principe l'accord de dominante, en tension, appelle une résolution sur l'accord de tonique (stable)
En Do majeur l'accord de tonique est C, l'accord de dominante est G7. (Selon le cycle des quintes G7 est une quinte au-dessus de C)
la tension G7 demande à être être résolue avec C
Par principe on note I l'accord de tonique et V l'accord de dominante

La progression harmonique appelée cadence parfaite nous donne I V7 I soit
pour la tonalité de Do majeur C G7 C
pour la tonalité de Fa majeur F C7 F
pour la tonalité de Sol majeur G D7 G
pour la tonalité de Ré majeur D A7 D
....
pour la tonalité de Ré mineur Dm A7 D
pour la tonalité de La mineur Am E7 Am
....
Il peut arriver qu'on trouve un accord de dominante qui n'est pas le véritable accord de dominante de la tonalité.
Ainsi en Jazz New Orléans on trouve souvent une progression comme celle-ci
C A7 D7 G7 C F7 C G7 et puis à nouveau C etc
dans ce cas seul G7 est le véritable accord de dominante
Les autres accords sont des accords non diatoniques à la tonalité
A7 sous entend que pendant qu'il est joué on est dans la tonalité de Dm (relative de Fa majeur qui est un ton voisin de Do majeur)
D7 sous entend que pendant qu'il est joué on est dans la tonalité de Sol majeur (qui est un ton voisin de Do majeur)
F7 sous entendrait que pendant qu'il est joué on serait dans la tonalité de Sib ( qui n'est pas un ton voisin de Do majeur) Il faut simplifier et penser Fa majeur la note fa donne do comme premier harmonique. On ajoute à l'accord la blue note ici mib.
La cadence C F C est une cadence plagale très commune dans le Blues. Le chiffrage donne I IV I
D7 serait chiffré II (7)
A7 serait chiffré VI (7)

On peut chercher des accords représentants de la cadence plagale I IV I
en Do majeur C F7 C
en G majeur G C7 G
en fa majeur F Bb7 F
en ré majeur D G7 D

Les notes ont aussi des fonctions. Dans une tonalité les notes appellent d'autres notes
Ainsi la sensible si (7ème degré de la gamme) appelle do (Ier degré de la gamme) en Do majeur. Cette relation 7 vers 1 est intéressante.
En Jazz on préfèrera une solution différente
C'est la note la qui appellera do (on évite souvent si vers do). La relation préférée sera 6 vers 1.
Voilà un exemple remarquable.

Burns 300 m'impressionne avec ces intentions de travailler un morceau dans toutes les tonalités.

Je suis plus paresseux . Comme les tonalités sont souvent les mêmes Do, Fa, Sib, G, D et leurs relatives mineures je me contente de connaître une dizaine de morceaux dans chaque tonalité.
Ce qui m'intéresse c'est d'être capable de transposer des motifs intéressants dans chacune des tonalités. Donc de repérer dans quels types d'accords (chiffres romains si on veut) ils se situent.






....
JMB52000
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Message par JMB52000 »

Ma réponse a été rédigée moins vite que EricW n'a su le faire.
Je m'aperçois que nos explications ne sont pas contradictoires.
J'aime bien cette façon qu'adopte EricW. Il compare la théorie musicale à la théorie de la langue.
La linguistique , structurale, permet de travailler sur la langue. La généralisation (la reconnaissance de groupes de mots de même fonction) autorise les substitutions. On peut faire de même en musique.
JMB52000
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Message par JMB52000 »

On sait qu'une erreur, qu'un incident, peut conduire, à une découverte profitable. On connait la mésaventure de Fléming qui oubliant de nettoyer des flacons d'expériences transforma cet oubli en découverte formidable car il sut reconnaître les atouts du pénicillium.
Je me demande s'il n'en est pas ainsi en musique...
En Amérique, les musiciens des fanfares de la guerre de Sécession ne savaient pas bien lire la musique. Alors ils la transformaient, se trompaient de rythmes, devançaient le temps .... Ils faisaient des erreurs de doigtés, tombaient sur la mauvaise note et corrigeaient en cherchant la note immédiatement à proximité. Ils raccrochaient des clés ou des touches au passage avant d'atteindre la bonne. Les joueurs de banjo ne tombaient pas toujours sur le bon accord et glissaient vers la case suivante. Le trombone faisait glisser la coulisse lui aussi à la recherche du son juste. De toutes ses faiblesses un jour on a tiré parti. On a constaté que ces jeux malheureux avec les sons pouvaient avoir un intérêt.
N'est-ce pas ainsi qu'est née une forme d'improvisation ? que l'on a recherché les Blue Notes ? les appogiatures ? les progressions en accords chromatiques? les accords diminués ? les glissandi du trombone ? les syncopes ?
N'est-ce pas ainsi qu'est, en partie, né le Jazz ?

Quelles erreurs pourra-t-on commettre qui va orienter cette musique autrement?
En écrivant et en lisant cette musique de la même manière que la musique classique ? sans tenir compte des accents et des "accidents" (les "sales notes") ? nécessaires ? (Un métissage classique jazz n'a-t-il pas été déjà abordé ?)
Est-ce que l'on peut apprendre de ses erreurs ? Est-ce que toutes les erreurs peuvent être bonnes à prendre ? ...

Connaissez vous des "nouveautés" conquises en musique grâce à d'éventuelles erreurs ? ...
La clarinette n'est-elle pas particulièrement propice à commettre l'erreur... intéressante ?
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question sur les ballades

Message par JMB52000 »

Je ne sais pas très bien comment s'appelle cette technique de jeu employée dans les interprétations des ballades...?.
Le tempo est quelquefois très lent : 60 par exemple. Les instruments qui improvisent utilisent alors souvent des ryhmes en doubles croches ternaires.
Mais pour que ces rythmes soient bien placés il faut que le batteur double son jeu, le bassiste aussi. C'est comme si leur feeling était à la croche...
Ce n'est pas un doublement du tempo car les harmos restent dans le tempo initial. A la limite le pianiste pourrait plaquer des accords à la croche....
Comment s'appelle cette façon de jouer ? J'ai un mal de chien à expliquer ça aux gars de mon orchestre....
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Mikosax
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Message par Mikosax »

JMB52000 a écrit :N'est-ce pas ainsi qu'est née une forme d'improvisation ? que l'on a recherché les Blue Notes ? les appogiatures ? les progressions en accords chromatiques? les accords diminués ? les glissandi du trombone ? les syncopes ?
Il est fort probable en effet que tout çà ait participé à l'avènement du jazz. Je mettrais (si je puis dire) un bémol concernant les blue notes. Je ne crois pas qu'il s'agisse que d'un accident d'interprétation mais que c'est plutôt la reproduction des worksongs et des couleurs du blues vocal des bluesmen "ambulants" noirs, souvent infirmes qui exprimaient toute la tristesse de leur existence. J'ai déjà du le dire sur ce forum ou ailleurs mais je me plais à rapporter un exemple que me donnait mon prof de sax (DE de jazz) pour faire comprendre le blues et les blue notes : imagine l'esclave dans son champ de coton; il chante pour accompagner son travail et essayer de le rendre moins pénible et tout à coup, le chef d'équipe, l'estimant insuffisamment productif lui assène un coup de cravache : la douleur le fait pleurer et descendre d'un demi-ton. Je ne suis pas sûr que cette dernière explication soit rigoureusement exacte d'un point de vue historique, mais je trouve 'belle' (si l'on peut dire), en tut cas parlante cette illustration.

Çà me fait penser qu'il faudrait bien que je reprenne ma lecture interrompue du livre 'Early jazz' de Gunther Schuller (de ce que j'en ai lu jusqu'à présent, il est vrai qu'il na pas abordé l'analyse de l’aspect particulier et des origines du blues et des blue notes).

De toute manière, le jazz, comprenant l'improvisation - d'abord collective - s'est nourri de multiples influences africaines et européennes, des worksong, du ragtime pour les rythmes, du blues vocal pour les harmonies et probablement aussi, comme tu le disais, d'approximations puis de 'détournements' dans la 'reproduction' des thèmes initiaux. En tout cas, je trouve que ton point de vue n'est pas dénué de bon sens.

Pour les ballades, je crois comprendre ce que tu veux dire mais je ne connais pas le terme pour le qualifier. On voit parfois 'Up tempo' mais je ne sais pas trop à quoi çà s'applique. :oops:
Membre de l' Harmonie des cheminots de Dijon

Quelques notes sur le Jazz, et la musique : Ressources Jazz
et, entre autres, des notes et 'tips' sur le logiciel MuseScore
JMB52000
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chgt tempo dans les ballades

Message par JMB52000 »

Voilà qui bouste (ou qui donne un coup de cravache ) à l'avènement des Blue Notes. Intéressant ....
Tout comme moi, tu vois mal comment on peut nommer et décrire ce changement dans le feeling du tempo des ballades.
Est-ce que c'est le "double feel" que nomme les batteurs ?
Est-ce que tu verrais un exemple dans une vidéo Youtube ? Il faut que je parvienne à être clair avec mes musiciens.
J'ai déjà entendu Marc Laferrière faire ce "truc".... C'est génial, ça dope les improvisateurs. Mais normalement c'est eux qui provoquent le début du phénomène ...
Il y a bien quelqu'un sur le forum qui va éclaircir tout ça....
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Tryphon
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Message par Tryphon »

J'aurais dû sans doute poster dans la rubrique "pas content" :evil:

Il fait trop froid pour travailler, le local dans lequel je joue n'est pas chauffé! :cry:

Que ceux qui m'ont aidé sachent que je pense à eux. Je suis impatient de revenir.
Très courtoisement, Tryphon
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