En ces temps de crise où le gouvernement cherche à réduire ses dépenses, il n’échappe à personne que la culture n’est évidemment pas épargnée et reste souvent loin des priorités de nos dirigeants.
Mais après la décision du conseil de Paris de développer les nouvelles pratiques collectives au sein des conservatoires sans toutefois accorder davantage de crédit ni augmenter les heures d’enseignement, les derniers rapport sur les risques d’abus sexuels, et autres rapport Lockwood, c’est tout un système qui cherche à se reformer alors que les concours de la fonction publique sont sans cesse repoussés. Certains y voient déjà la fin programmée des cours individuels avec un nivellement par le bas des programmes pour satisfaire au plus grand nombre, objectif : faire des économies…
Déjà, les offres de recrutement d’ATEA avec pour mission d’animer les TAP ou périscolaires dans les écoles publiques commencent à apparaitre alors que les musiciens ne sont pas formés pour cela et que les DUMIstes censés effectuer ce genre d’animation existent déjà…
Allons-nous vers un désengagement de l’état envers l’enseignement artistique ? L'apprentissage de la musique et des professionnels deviendra-t-il l’apanage des écoles privées avec toutes les inégalités et le coût pour le public que l’on peut craindre ? Car après tout, devenir fonctionnaire est-elle la seule voie possible pour enseigner sereinement dans des structures officielles reconnues et est-ce seulement le rôle de l’état ?
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