Comment travaillez-vous l'impro?
- Dimitri
- Chat noir
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- Localisation : Avec Patricia mais la pudeur et la décence m'empêchent de vous dire où...
Comment travaillez-vous l'impro?
Ben tout est dans le titre comment faites-vous quelles sont vos bases de travail? 
je choisi un morceau,
regarde la grille, quels accords dans quelles tonalités, quelles progressions types, quelles gammes et modes je vais devoir utiliser,
bosse les arpèges et les modes de chaque accords,
définit les notes étrangères que je vais pouvoir utiliser,
travaille l'interprétation du thème, apprend pas coeur thème et grille,
écoute les moult version que je peux avoir dans mon disque dur,
et roule l'impro non-stop jusqu'à ce que je trouve que ce qui sort ressemble à quelque chose.
Dim
regarde la grille, quels accords dans quelles tonalités, quelles progressions types, quelles gammes et modes je vais devoir utiliser,
bosse les arpèges et les modes de chaque accords,
définit les notes étrangères que je vais pouvoir utiliser,
travaille l'interprétation du thème, apprend pas coeur thème et grille,
écoute les moult version que je peux avoir dans mon disque dur,
et roule l'impro non-stop jusqu'à ce que je trouve que ce qui sort ressemble à quelque chose.
Dim
L'ingénieur Barnier est formel, le projecteur de particules à double polarisation chromatique entrera en résonnance avec le palpeur de mirette si vous avez le malheur de le laisser branché. Il en résultera la destruction de votre beau câbleur tout neuf.
Salut
A peu près pareil que Dim, avec moins de systématisme dans le travail des arpèges et des modes. Je passe plus vite à la phase "voyons voir ce que ça donne". PAr contre l'écoute de versions existantes alors là oui.
E.
A peu près pareil que Dim, avec moins de systématisme dans le travail des arpèges et des modes. Je passe plus vite à la phase "voyons voir ce que ça donne". PAr contre l'écoute de versions existantes alors là oui.
E.
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll
Alors...
- Si j'ai un morceau sur lequel je dois improviser en tonal (mmmm... en gos ça veut dire que j'ai pas vraiment le choix des notes : les accords bougent, et si je les suit pas ça sonne à côté), je programme ça sur Logic (je met en place une basse, une batt, simples, pas forcément dans le rythme du morceau à jouer en groupe, en général chez moi c'est soit 4/4 swing, shématiquement on pourrait dire 12/8, soit en 4 temps binaire). Au début je prend une mesure à 4 temps parce que les accords ils ont 4 notes (euh... 4 détentes et 3 tensions...). Ensuite j'ai un programme de travail dont j'ai déjà parlé : arpèges des accords en noires, tierces, septièmes, tierces 2 temps, puis ce que je veux les 2 temps qui restent pour faire le lien avec la tierce de l'accord qui suit...).
- Si je dois improviser en modal... c'est à dire que les accords changent pas tout le temps, il m'est arrivé de travailler en essayant de sortir le plus possible de la tonalité, sur le dedans/dehors. C'est pas toujours facile de jouer dehors.
Et puis parfois j'étudie autre chose, pour changer ma façon de jouer. Par exemple ces derniers temps il y a eu le fait d'amener toute note par sa dominante :
- Si à un endroit de la grille il y a un Ré mineur. Quand l'accord arrive je vise la note Fa, sa tierce. Alors quel que soit l'accord en cours, je vais amener le Fa par un accord de sa dominante (du Fa), soit do7, donc viser la note Fa, c'est jouer Do/Sib/Sol/Mi et Fa quand le ré mineur arrive*. Quel que soit le contexte harmonique, le mouvement DO7->FA est tellement fort que ça fonctionne. Alors j'essaie de faire ça lentement jusqu'à ce que ça devienne un peu un réflexe mélodique.
Une fois que je suis avec des gens, en répé ou sur scène, surtout j'oublie ce que je fais à la maison et je joue ce qui me passe par la tête et parfois, à postériori... ce que j'ai travaillé a été intégré et j'ai joué une chose nouvelle...
Dans mes principes d'impro (mais ça c'est perso) et dans le désordre il y a :
- Le rythme est plus important que la mélodie, la mélodie plus importante que la note... Je pense d'abord rythme.
- Il y a trois façons de jouer rythmiquement : Masculin (il y a des notes sur les temps), féminin (pas de notes sur les temps, en syncopes) ou out (on est en dehors du tempo de ce qui se passe autour. Le out est un effet. Quand on est out... on n'est que out, et c'est le propos musical. Et on fait pas ça deux heures). Quand on est avec le rythme, soit masculin, soit féminin, on est vraiment avec le rythme, pas à peu près... mais on peut être en arrière du temps, ou en avant (soit on phrase, soit on drive).
- Quand je bosse à la maison, je pense énormément aux notes-cibles (les tierces/septièmes/neuvième des accords quand les accords arrivent). Dans le monde réel je m'en fous sauf si les accords changent tout le temps auquel cas je passe mon temps à ça. Mais j'aime pas ça.
- En impro la note qui coince le plus sur tous les accords c'est la fondamentale de l'accord.
- Dans le monde réel l'histoire que raconte mon impro est plus importante que tout le reste (je joue, au sens théâtral... ça peut être grave, rigolo, attentif, extraverti, communicatif, dansant...).
jp
* Jouer un accord, c'est jouer son arpège... et plus le contexte harmonique sera éloigné, plus je devrai jouer l'arpège "de base" : si je renverse, l'arpège va perdre sa force, on n'entendra plus l'accord auquel il fait référence. Je joue donc "de base" mais pour que ça aille mélodiquement sur la note... en terminant par la tierce, donc... ou pas.
- Si j'ai un morceau sur lequel je dois improviser en tonal (mmmm... en gos ça veut dire que j'ai pas vraiment le choix des notes : les accords bougent, et si je les suit pas ça sonne à côté), je programme ça sur Logic (je met en place une basse, une batt, simples, pas forcément dans le rythme du morceau à jouer en groupe, en général chez moi c'est soit 4/4 swing, shématiquement on pourrait dire 12/8, soit en 4 temps binaire). Au début je prend une mesure à 4 temps parce que les accords ils ont 4 notes (euh... 4 détentes et 3 tensions...). Ensuite j'ai un programme de travail dont j'ai déjà parlé : arpèges des accords en noires, tierces, septièmes, tierces 2 temps, puis ce que je veux les 2 temps qui restent pour faire le lien avec la tierce de l'accord qui suit...).
- Si je dois improviser en modal... c'est à dire que les accords changent pas tout le temps, il m'est arrivé de travailler en essayant de sortir le plus possible de la tonalité, sur le dedans/dehors. C'est pas toujours facile de jouer dehors.
Et puis parfois j'étudie autre chose, pour changer ma façon de jouer. Par exemple ces derniers temps il y a eu le fait d'amener toute note par sa dominante :
- Si à un endroit de la grille il y a un Ré mineur. Quand l'accord arrive je vise la note Fa, sa tierce. Alors quel que soit l'accord en cours, je vais amener le Fa par un accord de sa dominante (du Fa), soit do7, donc viser la note Fa, c'est jouer Do/Sib/Sol/Mi et Fa quand le ré mineur arrive*. Quel que soit le contexte harmonique, le mouvement DO7->FA est tellement fort que ça fonctionne. Alors j'essaie de faire ça lentement jusqu'à ce que ça devienne un peu un réflexe mélodique.
Une fois que je suis avec des gens, en répé ou sur scène, surtout j'oublie ce que je fais à la maison et je joue ce qui me passe par la tête et parfois, à postériori... ce que j'ai travaillé a été intégré et j'ai joué une chose nouvelle...
Dans mes principes d'impro (mais ça c'est perso) et dans le désordre il y a :
- Le rythme est plus important que la mélodie, la mélodie plus importante que la note... Je pense d'abord rythme.
- Il y a trois façons de jouer rythmiquement : Masculin (il y a des notes sur les temps), féminin (pas de notes sur les temps, en syncopes) ou out (on est en dehors du tempo de ce qui se passe autour. Le out est un effet. Quand on est out... on n'est que out, et c'est le propos musical. Et on fait pas ça deux heures). Quand on est avec le rythme, soit masculin, soit féminin, on est vraiment avec le rythme, pas à peu près... mais on peut être en arrière du temps, ou en avant (soit on phrase, soit on drive).
- Quand je bosse à la maison, je pense énormément aux notes-cibles (les tierces/septièmes/neuvième des accords quand les accords arrivent). Dans le monde réel je m'en fous sauf si les accords changent tout le temps auquel cas je passe mon temps à ça. Mais j'aime pas ça.
- En impro la note qui coince le plus sur tous les accords c'est la fondamentale de l'accord.
- Dans le monde réel l'histoire que raconte mon impro est plus importante que tout le reste (je joue, au sens théâtral... ça peut être grave, rigolo, attentif, extraverti, communicatif, dansant...).
jp
* Jouer un accord, c'est jouer son arpège... et plus le contexte harmonique sera éloigné, plus je devrai jouer l'arpège "de base" : si je renverse, l'arpège va perdre sa force, on n'entendra plus l'accord auquel il fait référence. Je joue donc "de base" mais pour que ça aille mélodiquement sur la note... en terminant par la tierce, donc... ou pas.
« la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des sottises […] est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire » Loi dite de Brandolini
Dimitri, il me semble que nous sommes plusieurs à avoir ce problème. J'ai longtemps cherché une "méthodologie" comme tu dis. Personnellement, je trouve que les méthodes proposées en librairie n'apportent pas grand chose pour ce que tu cherches. Peut être que dans ces discutions tu trouveras des élément de réponses.
http://www.clarinette.net/forum/phpBB3/ ... &start=105. Mais je suppose que tu a vu!
Actuellement, je ne touche plus à la clarinette, le local dans lequel je joue n'est pas chauffé! Je suis impatient de reprendre et peut-être pourrons-nous échanger nos informations? Mais je suis vraiment un débutant dans ce domaine!
http://www.clarinette.net/forum/phpBB3/ ... &start=105. Mais je suppose que tu a vu!
Actuellement, je ne touche plus à la clarinette, le local dans lequel je joue n'est pas chauffé! Je suis impatient de reprendre et peut-être pourrons-nous échanger nos informations? Mais je suis vraiment un débutant dans ce domaine!
Très courtoisement, Tryphon
Perso je me suis mis à travailler l'impro tout récemment, et ce qui m'a fait le plus de bien (vu que j'ai un peu les oreilles bouchées), c'est "bosser les grilles en faisant des arpèges de 4 noirs". Le truc qui m'a paru super chiant au début et qui a été le plus payant par la suite :Dimitri a écrit :Ce sont les bases même du travail de l'impro qui me manquent je ne sais pas par ou vraiment commencer.C'est quelque chose que je n'avais jusqu'ici jamais travaillé alors au niveau de la méthodologie c'est le néant.
- Je suis une quiche en rythme... et malgré ça, comme le dit JP, le rythme est au dessus de tout. Et jouer des noires de façon régulières... ça a l'air tout con, mais ça me fait énormément de bien (même si la route reste longue pour moi de ce côté là)
- Répéter continuellement des arpèges de 4 sons, ça finit par me faire rentrer dans le crane le contexte harmonique du truc que je bosse... (sachant que pour que ça rentre pour moi, faut que je bosse la grille pendant une éternité... genre un mois en continue... tellement j'ai pas de "mémoire musicale")
Si tu devais choisir un point de départ, je te conseillerais (de ma modeste, et très réduite expérience en la matière) celui-ci.
Clarbasse Selmer Privilège à l'ut/Pomarico #3/Vando optimum/Vando V12 3,5
ClarBb Selmer signature/B40 lyre/Vando optimum/Vando classique 3,5
ClarBb Selmer signature/B40 lyre/Vando optimum/Vando classique 3,5
J'anime un stage d'impro d'une semaine dans une semaine... mais pour cette année c'est râpé, c'est plein. Dommage, c'est précisément ce q'on fait.Dimitri a écrit :Ce sont les bases même du travail de l'impro qui me manquent je ne sais pas par ou vraiment commencer.C'est quelque chose que je n'avais jusqu'ici jamais travaillé alors au niveau de la méthodologie c'est le néant.
jp
« la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des sottises […] est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire » Loi dite de Brandolini
Chouettejp a écrit :J'anime un stage d'impro d'une semaine dans une semaine... mais pour cette année c'est râpé, c'est plein. Dommage, c'est précisément ce q'on fait.Dimitri a écrit :Ce sont les bases même du travail de l'impro qui me manquent je ne sais pas par ou vraiment commencer.C'est quelque chose que je n'avais jusqu'ici jamais travaillé alors au niveau de la méthodologie c'est le néant.
jp
Clarbasse Selmer Privilège à l'ut/Pomarico #3/Vando optimum/Vando V12 3,5
ClarBb Selmer signature/B40 lyre/Vando optimum/Vando classique 3,5
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- Pierolivier
- Pithéclarinethantropus
- Messages : 7327
- Enregistré le : 21 oct. 2002, 08:13
- Localisation : Là où naissent les cloches et les andouilles.
Dans le style très écris pour construire des bases de plan chorus il y a les études de Bob Mintzer j'en ai jamais bossé mais je pense que c'est pas mal pour quelqu'un qui veux se mettre à l'impro sans trop savoir par ou commencer.
Pour te donner une idée :
On dirait vraiment Bob Mintzer gamin
Pour te donner une idée :
On dirait vraiment Bob Mintzer gamin
Mozart était tellement précoce qu’à 35 ans il était déjà mort…
P. Desproges
P. Desproges
Pour ma part, ça dépend si je suis seul ou pas à improviser et quel est le contexte.
Ici apparemment, tout le monde ne parle que de musique tonale ou modale. Mais l'improvisation peut concerner autre chose que la musique, non ? Et elle peut être faite avec d'autres personnes qu'uniquement des musiciens. Je bosse beaucoup avec ma femme qui est danseuse, et le rapport à l'improvisation danse/musique n'est pas le même qu'avec uniquement des musiciens.
Et puis, c'est pas obligé d'être modal ou tonal, si ? Je trouve que les réponses ferment beaucoup cette question pourtant très ouverte !
Ici apparemment, tout le monde ne parle que de musique tonale ou modale. Mais l'improvisation peut concerner autre chose que la musique, non ? Et elle peut être faite avec d'autres personnes qu'uniquement des musiciens. Je bosse beaucoup avec ma femme qui est danseuse, et le rapport à l'improvisation danse/musique n'est pas le même qu'avec uniquement des musiciens.
Et puis, c'est pas obligé d'être modal ou tonal, si ? Je trouve que les réponses ferment beaucoup cette question pourtant très ouverte !
Ce n'est pas qu'on ait voulu fermer, c'est juste que visiblement c'est le type d'impro que veux aborder Dimitri. Entre ce fil et l'autre sujet qu'il a ouvert sur le swing, je pense qu'il n'y a pas trop de doutes sur ce qu'il veut travailler.Tactus a écrit :Pour ma part, ça dépend si je suis seul ou pas à improviser et quel est le contexte.
Ici apparemment, tout le monde ne parle que de musique tonale ou modale. Mais l'improvisation peut concerner autre chose que la musique, non ? Et elle peut être faite avec d'autres personnes qu'uniquement des musiciens. Je bosse beaucoup avec ma femme qui est danseuse, et le rapport à l'improvisation danse/musique n'est pas le même qu'avec uniquement des musiciens.
Et puis, c'est pas obligé d'être modal ou tonal, si ? Je trouve que les réponses ferment beaucoup cette question pourtant très ouverte !
Maintenant effectivment, il est toujours possible de voir les choses sous l'angle de la fermeture, ça permet répondre à des questions qui n'ont pas été posées
(mais qui au demeurant sont intéressantes, je suis entièrement d'accord).
E.
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll
Peut-être, mais la question me semblait vraiment ouverte pour le coup ! Et comme le sujet me semblait intéressant, peut-être était-il justement judicieux de le ne pas le restreindre à un carcan stylistique, mais d'y exposer différentes manières de faire, différentes disciplines et différentes esthétiques pour le grand nombre de lecteurs et d'improvisateurs qui circulent par ici. Mais je vous laisse parler de swing, d'accords etc., de toute façon je ne travaille pas ce type d'improvisation.EricW a écrit :Ce n'est pas qu'on ait voulu fermer, c'est juste que visiblement c'est le type d'impro que veux aborder Dimitri. Entre ce fil et l'autre sujet qu'il a ouvert sur le swing, je pense qu'il n'y a pas trop de doutes sur ce qu'il veut travailler.
Encore une fois tu optes pour l'attitude qui consiste à voir dans le discours des autres une attitude fermée.Tactus a écrit :Peut-être, mais la question me semblait vraiment ouverte pour le coup ! Et comme le sujet me semblait intéressant, peut-être était-il justement judicieux de le ne pas le restreindre à un carcan stylistique, mais d'y exposer différentes manières de faire, différentes disciplines et différentes esthétiques pour le grand nombre de lecteurs et d'improvisateurs qui circulent par ici. Mais je vous laisse parler de swing, d'accords etc., de toute façon je ne travaille pas ce type d'improvisation.EricW a écrit :Ce n'est pas qu'on ait voulu fermer, c'est juste que visiblement c'est le type d'impro que veux aborder Dimitri. Entre ce fil et l'autre sujet qu'il a ouvert sur le swing, je pense qu'il n'y a pas trop de doutes sur ce qu'il veut travailler.
C'est vraiment très agréable.
Il me semble, dans mon message précédent, que tu as tronqué dans ta citation, que je disais justement que les autres pratiques de l'improvisation étaient intéressantes (si tu as lu la rubrique "vidéos de clarinette" récemment tu constateras que j'ai justement posté une vidéo d'impro clar basse/danse, qui est dans une esthétique fondamentalement différente de l'impro sur grille).
Mais je te laisse nous regarder de haut et nous enfermer dans une petite boîte. En plus, visiblement, parler d'impro sur grille c'est méprisable.
E.
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll